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Qui Suis-Je?

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  • : "La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner." Jules Barbey d'Aurevilly, Les Diaboliques
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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 04:33

Sous les pas du Poète, l'herbe jaune a fleuri
Et le Beau renaquit sous la pulpe de ses doigts
Sous sa plume d'oie blanche, la Liberté jaillit
Tel un geyser de feu et balayant les lois.

De ses mots nait un monde dont est banni l'ennui
De ses mots nait un monde qui fait palir les rois
De ses mots nait un monde, nait la Démocratie
France de la Commune, écoute donc Sa voix!

Lamartine a tonné, Hugo a renchérit
Sur ce peuple sacré qu'un grand Dieu a maudit
Nerval a réveillé les tristes Lusignan

Et ramené sur terre les fils de Mélusine
Aragon, Baudelaire et Fabre d'Eglantine,
France tous ces poètes, tous ces vers, c'est Ton Sang!

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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 14:55

Amis, rêves envolés, partis et condamnés
Maudits, je dis adieu à vos sombres dépouilles
Baal vous accueillera de sa fourche qui rouille
Reposerez alors, enfin en apaisés

Et lors ce couple, uni, par la mort, associé
Valmont rejoint Merteuil sur la couche qu'il souille
Incrustant de son corps le charbon et la houille
Ne laissant soin qu'au vers d'enfin les transformer.

Thanatos et Chronos, travaillant de concert
A renvoyer Agape et Philia aux enfers
Pour bientôt, les passer, toutes les deux par les armes.

Comme Ronsard le fit, je ferais de vos âmes
Eternel souvenir plus coupant qu'une lame
Ne laissant sur mes joues que douloureuses larmes. 

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 19:17

Pourquoi me faudrait-il, toujours tourner le dos
A ces mains qui se tendent, à ces bras encor chauds?
Pourquoi dois-je pleurer dans mes mains entrouvertes
A masquer aux profanes ma fierté découverte?

C'est un loup de velours qui cache mon fardeau
Qui donne à mon visage ses contours hivernaux.
C'est un loup ironique qui vous en déconcerte,
Qui vous guette narquois, regard vif et alerte.

J'aime ce doux parfum, des intrigues et secrets,
Sentir vos inimitiés, intimités, vos attraits.
Quand Cupidon du Ciel lance sa plume d'or

je la vole ici bas et en fais de l'argent
Que je troque toujours à un triste amant.
Tiens ma plume, Christian ; je t'offre mon aurore.

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 20:49

Je veux au fer rougi marquer notre avenir,
De l'empreinte qu'un maître laissa sur notre Terre.
Pensais tu que sans ailes, il choisit de mourir?
Il a préféré vivre et fonder notre enfer.

Qui suis-je pour comparer, nos coeurs à Lucifer,
Qu'un modeste rêveur, un déchu sans lumière,
mais je suis plus qu'un fou, je serais un saphir
Pour briller à tes doigts sans regret, sans mentir. 

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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 12:38

Et de corde contre crin, le pendu se balance.
Violoniste violé, artiste violenté,
Son corps métronome pianissimo grande
Frappe un peu trop fort la mesure au silence.

Dies irae aujourd'hui, il expie sa souffrance,
A la note parfaite d'une messe chantée.
Lacrimosa, ou pleurs, nul ne peut l'imiter,
Quand il tirait du coeur, ses airs de la démence.

De ses nuits à graver, lettres ou partitions,
De ses nuits à rêver de grâce et rédemption,
Un morceau lui resta comme une mélodie.

L'adorée mie dorait, la dorée clef de sol.
Croche, blanche et ronde d'une valse d'école,
En habit d'apparat, la marche, la voici! 

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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 23:58

Dans le sang et la chair, déchirée en morceaux,
Je sens, l'âme légère, comme un grand repos,
J'ai chanté la colère, honoré les démons,
Mais c'est la main de Dieu qui a fait mon pardon.

Enfin j'attends sans cri, de voir chanter l'oiseau,
Le rossignol bleu-gris au chant qu'on dit si beau,
Que tous ceux l'entendant s'excusent les affronts,
Et accepte leur destin avec résolution.

Tu es cet oiseau vert et je crois en ton chant,
Il ne te faut qu'un mot pour que je sois vivant,
Un mot, serment abstrait, et un point sur le i.

Sauras-tu affronter mes sinistres fantômes?
Sauras-tu accepter que je ne suis qu'un Homme?
Et sauras-tu m'aimer, et m'aimer sans ennui!?  

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 12:51

L'ombre convient bien mieux, à celui qui déclame.
L'aurore est dangereuse aux enfants de la nuit,
Quand leur laideur surgit de la beauté enfuie
Et quand leur malheur point et éclaire le drame.

Sous la lueur, Christian, ravit l'amour des femmes,
Tandis que Cyrano fait croire à son génie.
La voix et l'imposture, mêlées sans jalousie,
Firent du sot bellâtre, le héros de ces dames.

Roméo, ton amour, n'en est que plus risible,
Tu as tué ta belle, en te fiant au visible,
Alors que l'âme éteinte ne faisait que t'attendre.

Amant, arrête-toi et écoute l'obscur,
Où Cyrano t'appelle, où Roméo murmure,
Et remercie ces morts à la plume si tendre

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 12:48

Je t'ai aimé, jadis, d'un con pari, gagnée.
Tu étais ma victoire, tu étais mon trophée,
Je te voyais conquise, cela le savais tu?
Je t'ai aimé jadis, d'un vieux pari... perdu.

Le Fou fut triomphal de s'être cru lancé,
Danger, ses yeux criaient, Danger, c'est le passé!
Danger ses yeux pleuraient... Danger, hier n'est plus.
Je t'ai menti, moquée. Hélas! Me croiras tu?

J'ai suivi mon chemin, et tu as fait le tien,
Qui pensais que j'aimâmes, toi que j'eusse si bien?
Car je revis ton feu, bruler mon âme de Pierre.

Mais, a-t-on jamais vu, la foudre retomber?
Tu m'ignores. Merci! Mon coeur, encor, brisé.
Je n'osais plus haïr. Ô merci! De te taire...

À Lily

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 12:23

Cette stèle où s'arrêtent les plus grands des tyrans,
La pierre du tombeau où s'agenouent les rois
Consacrée dans le sang sur le linceul de soie
À la divinité cruelle de l'amant.

Au poison délicat choisit l'acier tranchant
De l'amour sacrifié à la rigueur des lois.
Ceux dont le sacrifice a provoqué l'émoi
Sur la roche tarpéienne ont fuit leurs sentiments.

Véronne sera Sodome qu'ils seront toujours là,
Frère Laurence, Capulet, Montague, Mercutio
Jouant leur rôle éternel ab urbe condita.

Tandis qu'au maussolé où repose leurs enfants,
Juliette retrouve enfin son cher Roméo.
Cette stèle où s'arrêtent les plus grands des tyrans...

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 12:20

Une lèvre effleurée d'un frisson isolé,
Un buste qui se penche par delà un abime
Et se pose en silence sur un coeur anonyme
Les pétales noircis d'une rose effeuillée

L'instant se hate, cours, se jette tout entier
Le temps suspend son vol, une seconde infime
Précipitant la fin dans un baiser sublime,
Une lèvre effleurée d'un frisson isolé.

Une messe consacré au plus ancien des cultes
Où les clercs sont fidèles et l'amour est sacré
Où la prière est dite au lieu où l'on exulte.

La Passion n'est d'aucun, elle est tout en chacun
L'amant est éveque qui consacre le vin
Une lèvre effleurée d'un frisson isolé.

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