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Qui Suis-Je?

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  • : "La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner." Jules Barbey d'Aurevilly, Les Diaboliques
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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 18:29

Je te hais, te méprise, mon épouse infidèle
Qui n'a jamais voulu me bercer à l'étreinte
De tes chairs écorchées; mais qui, encore belle,
A brulé de ces flammes que je croyais éteintes.

Tu as fait de ma vie un enfer immortel
Donnant l'éternité aux secondes défuntes
Quand tes mots suffisaient à déchirer les ailes
Que ton souffle a créé pour éloigner mes craintes.

Je gueule ton prénom aux passants étourdis,
Je l'arrache à ma chair comme un enfant chéri,
Je grave dans le feu, celle qui est partie.

Et mes doigts sont en sang, à t'écrire sans cesse,
Mon cri est un murmure que ta douleur caresse,
Et ton nom.. ton nom est blasphème, Poésie.

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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 11:44

À vendre les silences comme des souvenirs,
Et croire en un Dieu mort qui n'avait de paroles,
À vivre tes regrets et vaincre l'avenir,
Tu as perdu l'espoir de suspendre son vol.

J'ai voulu oublier à l'autel de l'alcool
Les Dieux de mon passé et le bruit de leur rire.
J'ai vécu pour brûler, au feu de mes idoles
Mon présent déchiré en un triste sourire.

Ils n'ont sous nos pas que l'ombre de nos soleils
Ne vivant qu'en nos mains, attendant que réveille
La douleur d'avoir vu, celle de s'être aimés.

Nous n'avons qu'à créer, inventer de nouveau
Ce qui devra venir, la couleur et le Beau.
Nous n'avons qu'à devoir l'impossible à tenter!

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 22:26

Il n'y a de Justice dans le cœur de l'Homme
Que pour en oublier son manque dans l'amour.
Quand l'injuste s’amende, et qu'il trouve toujours
La tristesse mêlée au sentiment des pommes,

Comment voulez vous croire qu'il ne tourne le dos
Et ne perde l'espoir d'un moment triste et beau.
C'est en mentant au mieux, qu'il a eu de la Chance,
Et seule, Vérité, le perd dans sa souffrance.

Ces larmes qui paraissent, aux rebords de mes yeux
Je tente de les cacher, et parait un peu mieux
Mais rien n’apaisera ce manque qui les emplit.

Je souffre tout entier de tendresse éclatée
D'un sentiment violent, fait d'amour et de vie.
Je pleurs, est-ce un tort, un tort que de t'aimer.

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 01:00

L'aiglon a des hauteurs, trouvé son rival
Et par bien des égards, ils ne doit qu'à lui-même
D'avoir brûlé ses ailes et perdu son poème
Dans l'espoir de ne craindre que la dernière étoile.

Avez-vous vu son vol, arrogant, vaniteux
Il croyait en ses rêves, ils sont brisés, voilà!
Il ne volait de rien, que certitudes et foi,
Mais sa confiance s'est mue en cynisme furieux.

Il en voulait au ciel de brûler plus que lui
Et à la Terre entière de vivre dans l'ennui
Il aime, et s'abandonne aux sentiments heureux.

Il aime un rossignol, un oiseau magnifique
Qui chante la douleur comme chant du tragique.
Il aime un bel oiseau, et être malheureux...

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 13:46

Il y a rue Saint Jacques, une pente invaincue,
De grade en grade gravie, par de sombres étudiants,
Cette rue éternelle est l'hotel des amants,
Qui s'y retrouvent, le jour, en quête d'entrevues.

J'aime à monter ainsi cette joyeuse avenue,
Un regard au grand Louis, un autre aux bons vivants,
Une ombre silencieuse posé sur le pavement,
Et mon esprit s'égare de s'y être perdu.

Mon regard s'assombrit, jure encore une fois,
Et préfère souffrir dignement de ta loi.
Merci enfin, archange, de m'avoir redétruit.

Je redescends Saint Jacques mais n'attends plus tes yeux,
Mes larmes font de la rue, un Van Gogh qui reluis,
Car aujourd'hui je sais, que ce mot est adieu.

 

[Version modifiée pour la QDA]

 

 Mon regard s'assombrit, jure que cette fois,
 Je préfère souffrir que de m'offrir à toi
 Mais tu sais ma faiblesse et m'entraine en ton lit.
 
 Je redescends Saint Jacques mais n'attends plus tes yeux,
 Mes larmes font de la rue, un Van Gogh qui reluis,
 Car aujourd'hui je sais, que ce mot est adieu.

[End QDA]

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 12:00

J'aime en ce pays, de montagnes et vallons
La fraicheur de la route qu'empruntent les marcheurs
On y croise parfois d'innocents randonneurs
Au détour d'un chemin, un fougueux étalon.

Cette terre où mon âme est comme à la maison
Qui vibre au fond de moi de ses puys, ses odeurs
Le royaume innocent où s'appaise mon cœur
Et le monde éternel d'où vient ma déraison.

C'est cela que je vois, quand, juste à côté d'elle
Je retrouve en ses yeux la couleur de mon ciel
Et auprès de son corps la chaleur des hivers.

C'est cela que je sens quand humant son parfum
C'est un peu de chez moi que je crois sous mes mains
Quand le fruit du verger a le goût de sa chair.

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26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 12:00

Les mots qui se délient brossent comme un tableau
La langueur infantile qui anime mes mots
D'abord c'est une danse, nous y jouons ensemble
Tu donnes la réplique et parfois ma voix tremble.

Ce portrait que tu peins de mon sang et des maux
Remplace mes erreurs par ce que j'ai de beau
Ne crois pas sa couleur, car je ne lui ressemble
Que par ce vieux sourire, de bravade, il me semble.

J'ai ce charme figé, quelque fois, ironique
De ceux qui ont perçu la folle mécanique
Et qui jouent - à quoi bon? - les notes de l'ennui.

Rejoins moi au clavier, l'instrument se taira  
Avant que tes doigts brûlent la nacre et le bois.
Et alors tu joueras ... les notes de la vie.

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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 08:38

"Inspiré de faits réels, juste inspiré"

 

La lune est presque pleine, et mon cœur est en joie
Il n'y a qu'un instant que j'ai quitté tes bras
Pourtant si ton étreinte est à jamais perdue
Je vis dans le bonheur que nous l'ayons connu.

J'ai posé sur tes joues des baisers tire d'aile
Qui se sont envolés comme des hirondelles.
Tantôt tu les voulais à tes joues rafraîchies
Tantôt tu t'en voulais de céder aux envies.

Mais tes yeux se baissaient devant les miens moqueurs
Si tes lèvres tremblaient ce n'était pas de peur
Mais du frisson muet que tu ne veux entendre.

Alors n'écoute pas, mes murmures et mes mots
Alors fuis moi, loin, plus vite que le galop
Tandis que je glisse mes doigts sur ta chair tendre.

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 13:24

C'est une déchirure, une corde qui manque
Au piano dont tu joues, délicate et charmante.
Tu as fait tous les airs, tantôt joueuse et savante,
Tantôt tout de silence à un vieux saltimbanque.

Je ne sais plus pourquoi, je ne sais rien te dire
Combien tu m'as aidé, devenue fascinante
Et combien je t'envie quand te voici absente.
Alors, c'en est fini, des paroles et des rires.

Conçus pour la passion, nos cœurs se sont étreints
Tandis que dans les cendres, le feu s'était éteint.
Pardonne moi, sans doute, d'avoir cru un instant...

Je t'ennuie, très bien, tu ne m'entendras plus
Je serais dans le coin, mais jamais très présent,
Un ami de passage, qui ne passera plus.

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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 13:00

Peu importe la confiance, tu as jeté mes mots
Peu importe l'amitié, tu as brisé mes rêves
J'ai déroulé l'enfer sous tes pas et mes os
Tu as foulé du pieds les vers que je t'élève.

Ce n'est pas tant cela, que ton silence enfin,
Que rien ne peut porter plus loin que l'infini.
Je ne sens que du vide dans mes verbes enfantins
Quand le temps est venu de t'oublier aussi

Je voulais tant de chose avant de dire adieu
Avant que d'inconnus, nous ne soyons heureux.
Je ne te verrais plus que comme un souvenir.

Ne garde que le mieux, je garderais le pire
Ces instants peu gracieux, ce trop plein de tendresse,
Il seront ma mémoire quand viendra la tristesse.

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