Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Qui Suis-Je?

  • : dhuyp.net
  • dhuyp.net
  • : "La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner." Jules Barbey d'Aurevilly, Les Diaboliques
  • Contact
24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 00:05

Le chant qui se dessine dans mes vers et mes mots
La parole qui se tait car mon espoir est mort
Rien n'aura plus de sens, que je ne lutte encor
Contre Dieu et l'enfer, contre toi et le Beau.

Je sais que j'ai perdu, mais je resterai là
La fierté du vaincu face au dernier adieu.
Crois tu qu'à mes genous, je ne serais heureux
Quand le regard vainqueur, je ne sourirai pas.

Je suis seul, à présent, le public est parti
Déçu de n'avoir vu tomber ton vieil ami.
Je souris doucement, la folie m'accompagne.

Je suis seul, à présent, personne n'entendra
Le chant qui finit tout, le cygne qui s'en va.
Je souris doucement car la Mort m'accompagne.

Repost 0
18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 20:07

Le poète est un charognard, c'est un bousier infâme,
Qui cultive ces vers dans le morbide d'autrui
Le poète n'a rien d'être noble ou instruit
C'est un coprophile n'adorant que le drame.

La souffrance pour lui a le goût d'une femme,
D'un conte impersonnel qu'il a parfois écrit.
Il se vautre d'excès pour construire l'exquis
Oubliant à quel sang, il a trempé sa lame.

Le ton est bien sinistre, pour ce sombre abruti
Ce danger sans limite, cette vile ineptie,
Le ton est bien sinistre, pour en venir de moi.

Mais je connais la joie de peindre la tristesse,
Le plaisir grandissant à la douleur maîtresse,
La couleur de tes larmes sur le papier de soie.

Repost 0
13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 17:48

L'Auteur est un curieux et marche sans arrêt
Il veut voir de ses yeux comment le monde est fait
Quand à sentir la brise, il voit venir la pluie,
C'est son art qu'il exerce de la peindre à l'envie.

Le jour, tout à l'ennui, il recherche les vices
Qui apaiseront les cris ceux qui le soir l'emplissent,
Il veut voir la lumière au règne de l'obscur
Et tromper la misère sous de vaines coutures.

Toi qui a pris ses mots pour décrire l'instant
Amie, ne l'oublie pas, laisse lui un moment
Il plonge dans ses rêves pour peindre les enfers.

Sais tu ce qui le hante, quand il ferme les yeux
Quand soudain dans le noir, il affronte ses Dieux.
Sais tu ce qu'il le hante, quand il voit la lumière...

Repost 0
19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 23:15

La douleur, châtiment, d'avoir voulu du ciel
Décrocher des étoiles qui ne s'y trouvaient pas
Et pour couronnement, libérer l'éternel
Du fardeau de lumière qu'il conservait pour soi.

La douleur, pénitence, pour qui voulait des dieux
Révoquer leur empire et vivre pour lui même
Et qui vaincu la mort la fixant dans les yeux
Poussera à jamais la roche tarpéienne.

La douleur, en souffrance, mais non pas en tristesse
Qui structure nos maux, trouble nos caresses
Et construit l'univers des frissons de nos êtres.

La douleur, vieille amie, tu me manques parfois
Je préfère à ton souffle, les larmes d'autrefois
Et pourtant je t'envie, ces vers qui sauront naître.

Repost 0
5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 20:54

La lune est presque pleine et nous fiant à nos sens
C'est à ce chant obscène d'une vierge sans décence
Que nous rendrons nos armes et brisant nos défenses
Abandonneront au feu, nos masques d'innocences

Ils brûlent au feu secret, d'ancêtres agonisants
Le tertre souterrain dont la crête est en sang
Les impies portent idole de son corps ignorant
D'offices silencieux à leurs yeux terrifiants.

L'abîme est sans limite à nos pas déliés
Tandis que l'enfer gronde et appelle Vérité.
Je voudrais à ton front porter l'éclatement

Mais d'abscons tu te perds dans mes mots innocents.
J'offre devant tes pas un flambeau éclatant
Tandis que ton chemin est celui d'un mourant.

Repost 0
1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 16:00

Devrais-je m'en vouloir de penser à une autre
Que celle dont les bras m'enserrent tendrement
Tu cherches dans mes yeux nos plus anciens serments
Alors que dans ma tête, ils ne sont plus les notres.

Tu ne vois mon regard qui ne s'anime plus
Ni la fureur d'aimer qui se ment à elle-même.
Je suis de mécanique, le ressort à l'extrême,
La montre est à l'arrêt, ce n'est que temps perdu.

Tu n'en est pas la cause, juste le mouvement
Sans cette fin brutale, j'aurais le sentiment
Que rien n'aurait changé à ce que j'espérais

Je ne partirai pas, j'ai promis ce silence
Je ne douterai plus et malgré sa présence
Je fixerai tes yeux, et je te mentirai

Repost 0
2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 12:00

Je tremble pour tes mots, mais je n'ai jamais dit
Qu'au delà de ces vers, que m'inspire ta vue,
Que j'ai peur aujourd'hui que tu ne veuilles plus
Et que chaque silence me cache ton mépris.

Sais-tu que si je vibre, si à nouveau, je vis
Tu n'y es tout à fait pas juste une inconnue
Que ton nom m'a appris la gloire et la vertu
Que je veux m'y noyer dans tes yeux, un peu gris.

Je me fous de ces autres qui épient mes regards
Tu as ce quelque chose qui me rend si bavard
Et qui te rend si belle, si belle et innocente.

Je brûle à ta lumière - ô glorieuse douleur! -
Si en rendant ces feux, je porte leur couleur
Alors laissez y moi, à ma muse insolente.

Repost 0
29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 13:35

Prisonnier de l'ennui, je rêve du hasard
Un monde hypothétique où meurent les nuages
Je voudrais m'endormir au milieu de l'orage
Et rejoindre serein, la Kadath d'autre part.

Dans le monde onirique où les pauvres sont rois
Où les déchus brisés gouvernent les royaumes,
Pensez-vous que ma place sera celle d'un Homme
Où d'un prêtre innomable servant les vieilles Lois

Dois-je emprunter la route de Pickman et ses frères
Pour franchir d'un bond la route des enfers
Ou mourir une nuit au pied de la falaise?

J'honorerai des Dieux absents de notre monde
Existant bien avant que fut forgée la glaise
J'adorerai ces Dieux et leurs idoles immondes.

Repost 0
2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 09:00

Mes lèvres t'imaginent, parfumée d'interdit
Capturant de ton souffle, le soupçon d'un péché
Ton corps endolori se courbe de défi
Sous la pulpe trainante de mains aux doigts de fée

Enfin le feu s'arrête au creux de tes envies,
Bondissant sur tes formes, un plaisir réfréné
Je cueille à ton oreille un frisson - tu gémis
Tandis que de mon corps tu ressens le pécher

Tes gestes s'accélèrent, je sens ton cœur qui bat
Tes yeux se sont fermés tandis que sous les miens
Tu cambres chaque muscle de plaisir et d'effroi.

Tu te libères enfin de ta prison charnelle
Laissant venir tes hanches aux caresses de mes reins
Et un instant peut-être: "Mon Dieu, la vie est belle"

Repost 0
5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 00:10

On aurait pu penser à une ange déchue
Quand son front s'inclinait assombri et soucieux
S'ennuie-t-elle du Ciel où elle aura vécu
Des secrets qui emplissent son souffle silencieux?

De son nom peu commun, je n'en ai retenu
Que l'écho d'autres mondes , oubliés et heureux
Tout semblait profaner sa majesté perdue
Dans son regard empli d'un passé douloureux

Je crois que son sourire, si triste et merveilleux
Semblait dire aux vivants de détourner les yeux
Oh sa paleur était un linceul fait de blanc...

Sa beauté immobile, m'a appris à revoir
L'éternelle douleur de n'être qu'illusoire
De ne pouvoir, hélas lui offrir qu'un instant. 

Repost 0