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Qui Suis-Je?

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  • : "La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner." Jules Barbey d'Aurevilly, Les Diaboliques
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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 20:53

Sous la porte fermée, j'ai entendu vos pas
La démarche feutrée de ce qui n'est pas là
Et tandis qu'en silence, je vous ai pardonné
Les coups ont retenti de n'avoir su parler.

Tu était là aussi, non pour tendre la main
Mais me porter tes coups, achever mon chemin.
Je me savais perdu et je ne t'ai rien dit
Le silence a paru du plus bel interdit.

À mes lèvres muettes, vois-tu qui me suivra,
Déjà tu espères que je ne t'en veux pas
Et tu fermes ta porte, sûre de leur venue

Sous la porte fermée, tu entendras les bottes
Nul besoin de silence, il n'y a personne d'autres
Pour te sauver, te pardonner. Nul n'est venu.

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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 08:14

"Remember,                            
Remember, the fifth of November,
the gunpowder treason and plot."
V for Vendetta                      

Il souffle sur la Terre comme le chant d'un cygne,
Un Rex Tremendae qui vibre de colère.
Sont ce mes mains qui tremblent ou l'écho de misère
Mais les mots prennent formes et se changent en ligne.

Ce masque grimaçant qu'anime les indignes
De Guy Fawkes l'hommage en fait un libertaire.
Bien qu'il eut plu à l'homme ce regain populaire,
Il n'était que le grain dont est sorti la vigne.

Son vin aura pour goût, le sang et la sueur,
Un vent venu du Sud et chargé de fureur
Qui portera le feu de la Révolution.

Ce Dies Irae, comme un geste perdu
Affronte les étoiles, fais trembler les nations
Triomphant sans relâche de l'ordre et la vertu. 

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 20:37

 

Vous tissez de vos mots un masque indifférent
Et à nos bras ouverts, vous opposez la haine.
Puisque nous ne croyons en vos Dieux ni vos reines
Vous fermez vos frontières et brisez nos enfants.

Mais nos mains sont tendues, encore souriants,
Nous n'oublierons jamais les règles de la Cène.
Tandis que vos médias en font la mise en scène,
Vos ministres préfèrent nous meurtrir dans vos camps

Romains, votre héritage a le poids des années,
N'est pas peuple barbare qui n'a votre parler.
Occident, sur ton trône, te vois tu t'effondrer?

Forteresse arrogante, vouée au culte des tiens,
Regarde donc tes pieds, tu t'es enracinée.
Et quand la Terre tourne, tu ne fais que pleurer.

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 20:05

Ne crois pas qu'à l'autel, où les tyrans se battent,
Tu puisses avoir le droit un instant de débattre
Qui tendra la main, qui baissera la patte
Qui portera les coups sans se laisser abattre?

Non, tu es le vulgaire, populo qu'on appâte,
L'oie qu'on a gavée de lois et de matraques.
Non tu es le vulgaire, prolo qui soulevâte
La masse de passifs qu'un droit met à sac.

Tends le poing, lève toi car te voilà vainqueur.
Le tyran s'est enfui, tu es son successeur.
Mais tu oublies tes frères, ou pire, les poignardes.

Le peuple te méprise, toi le politicien,
Peu importe ta force, n'oublie pas d'où tu viens.
Car le tribut est lourd pour le maître qui tarde.

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 16:22

Hé là! L'humanité est vouée à disparaître,
Sans sanglot, sans regret, sans lendemain, peut-être.
Nous nous effacerons une dernière fois,
Laissant en nos poussières, Terra Incognita.

A quoi bon retenir notre vie de paraître,
Car nos os blanchiront, sans bijoux, sans leurs guêtres.
Du premier des matins, nous n'avions rien que soi,
A la dernière nuit, qu'avons nous fait de toi?

Triste bilan, hier, qu'avez vous fait de nous?
De haine à vos frayeurs, l'étranger n'est pas fou
Mais vous le pariez de barbe et d'explosifs.

Vous ne comprendrez pas, vous êtes les fautifs,
Vous ne chercherez pas, les coupables, c'est vous.
Vous ne croirez jamais, que vous êtes tous saouls. 

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 02:16

Parce que notre sang, comme une encre effacée,
Marque les pas d'hier et les poings de demain;
Parce que pour le pouvoir, vos mains se sont levés
Comme la serre avide, du charognard ... commun;

Parce que vos mots nous souillent, de lâche humanité,
Tandis qu'à vos pieds, supplient les crèv'la-faim;
Parce que nous voyons ce que vous nous cachez:
Ils ne sont pas des chiffres, ils sont des êtres humains.

Pour chacun de ces maux, je me lève, à genou...
Pour chacun de ces morts, un rictus un peu fou.
Et pour chacun de nous, créons un devenir.

Pas d'Ségo, ni d'PS, pas de drapeau sanglant,
Mais la voie de justice, la voix du changement.
Nous gagnerons, un jour, un nouvel avenir.

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18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 13:00

Stakhanov n'est pas mort qui frappe encore la France,
Quatre-vingt ou cent mille expulsés sans patrie.
Petite plan quinquennal , laissons les sans abris,
Les racailles et Kärcher, sécurité, violence.

Petit chef, grand monarque, quelles sont tes exigences?
La Gaule est bien trop peu, pour le père petit.
Tu veux plus, toujours plus, sécurité, Loppsi...
Libertés abolies, mater la délinquance.

Mais n'oublie pas hier, drapeau rouge et de sang,
Soixante-huit n'est pas loin, n'oublie pas...
Poing tendu, serré d'un peuple qu'on trahit.

Pays des droits de l'Homme, regarde ce Duce.
Quand c'était les cités, tu ne lui a rien dit,
Aujourd'hui ce sera nous, oseras tu parler?

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 12:52

Aux murs ensanglantés, assis, un enfant pleure,
Ses yeux fixent les morts, et l'Éternel, vitreux.
Une balle a traversé son front blême, et heureux.
Et, son bandeau, dit pour lui "Mort pour un jour meilleur"

Mais ces corps alignés, dont les os blancs affleurent,
Ces hommes assassinés, éclairés par le feu,
C'est un peuple en colère, un peuple qui vaut mieux.
Paris s'est embrasé, pour honorer leur cœur.

C'est au père Lachaise, leur dernière maison,
Alors n'y pensons plus, à tort ou à raison,
Leur chair se putréfie, laissons donc leur Histoire.

Le père tue son fils, le sang sur le pavé,
Le pays se soulève, et suit le drapeau noir.
Pour que demain triomphe la France libérée!

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 12:25

Bay

Feuilles jaunies tombant du ciel, couleur cuivre
Des merveilles, l'astre mort, enfin, prend son repos
Fatigué de subir du temps les lourds assauts,
Le brasier où nul homme n'a jamais pu survivre.

Ce soleil est l'amour, dont hier encore ivre,
Tu jurais sur ton cœur: Fidélité! Grand mot...
C'était l'été toujours, Apollon était beau
Et Tantale affamé reprenait gout à vivre.

L'oracle du Parnasse, sur son rocher de feu,
Se rit de l'audace, insensée, des amoureux
Qui, comme le poète, veulent défier Chronos.

Ne comprennent-il pas que le cœur reste libre
Qu'il ne faut l'étouffer dans un étroit topos
Que seule sa Liberté gardera l'équilibre!

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 12:22

Regardez ce miroir que vous tend notre Histoire
Ceux que vous nommez fous et despotes sanguinaires
Ne sont que les éclats de génies légendaires
Qui par le feu, les armes ont su saisir la gloire

Regardez les surgir de notre obscur passé
Hitler, Napoléon, Néron et Monsieur Thiers
Autant de dictateur à la poigne de fer
Illuminant leur siècle de villes enflammées.

Regardez donc ces hommes au destin laborieux
Qui parfois audacieux mais toujours victorieux
Ont laissé leur empreinte à jamais sur la Terre

Il y a peu de l'homme à la dame de fer
Que le nom d'un parti que le nom d'un génie
Qui laissent en profondeur la trace de leur vie.

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