Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Qui Suis-Je?

  • : dhuyp.net
  • dhuyp.net
  • : "La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner." Jules Barbey d'Aurevilly, Les Diaboliques
  • Contact
16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 22:07

Ce n'est pas dans mes habitudes de retranscrire ce que je n'ai pas écrit moi même, mais voici les courriers du cœur (aux auteurs anonymes)

 

Fallait-il que tu aimes plus ce noble animal
Un gibier tout au plus, que nous, tes Valentins.
C'est là une injustice, qu'il faudra un matin
Kantiennement sacrifiée au bucher infernal.

Y a-t-il un soupçon quand à ma duplicité
Où tu vois le péché, je ne vois que manger
Un gibier tout au plus, voilà ce qui fait mal.

-----

Devrais-je me damner, pour paraitre à tes yeux,
À tes yeux ignorants, un peu plus qu'inconnu.
N'y vois pas une offense, d'un rêve entr'aperçu.
(Yeux tournés en arrière, me suffisait d'heureux.)

Ha, tu vois bégayer, sans cesse à ton regard
Retourne ce brasier, je mourais malheureux
Rien qu'à en mourir sans mourir dans tes yeux.

-----

Je ne crois pas aux Dieux, cyniques et arrogants
Je ne crois pas aux femmes, cruelles et insidieuses
Mais je crois en mes mots qui te rendent mal, heureuse,
Moi qui ne suis robot, sans âme et sans argent.

Repost 0
30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 10:56

À l'ivresse mes mots, décrochés des étoiles
Portent le poids d'un joug imbibé de lumière.
Je resterai l'esclave de ses mots et ses verres,
Pour finir à la rue de la dernière toile.

La page s'est tournée comme un rire se voile,
Le chapitre est nouveau, mais le style est amer
Il s'écrit de lui même, dans le regret d'hier
À ce que la nature parfois ne se dévoile.

Nous sommes les acteurs d'un livre magnifique
Hymne naturaliste d'un auteur narcissique
Qui regarde s'écrire, nos rêves et nos serments.

Nous ne sommes rien d'autres que des outres curieuses
Emplies des illusions de nos vies vaniteuses.
Nous ne sommes qu'un souffle, nous ne sommes que vent!

Repost 0
25 décembre 2013 3 25 /12 /décembre /2013 00:00

Le soleil a son ombre perdue dans les nuages
Mais la neige n'est pas, tapis blanc sur le sol
Tu voulais voir Noël, pareil à une image
Et ce vent insolent, par moment te désole.

Ce n'est pas la naissance d'un messie attendu
Que tu fêtes au sapin de tes années perdues
Mais c'est le souvenir, à chanter tous ensemble
Le fantôme des solstices qui se ressemblent.

Tu connais le bonheur accroché aux souliers
Des cadeaux n'attendant que d'être déballés
Et la joie de t'offrir, un éclat de sourire.

Les lutins ont fini, le Vieux s'en est allé
Mais tes yeux brillent encor, de tes joies et tes rires.
Peu importe la neige, car Noël est resté.

Repost 0
11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 20:47

Je cherche la musique qui n'existera pas
L'appaisement d'un rêve brisé sur son écho
Je ne suis qu'irrité de chercher ce morceau
Que je n'ai ressenti qu'à ton cœur qui s'ébat

La chasse est un appel, longtemps dissimulé
Je souris car je sais que ce songe est défait
Je ne chasserais plus, que le bruit du passé
Trottant dans mes colères et hantant l'imparfait.

Quatre strophes sans lien, un besoin immédiat
De cracher en leur vers, l'espoir et mon éclat,
De brûler mes serments et oublier demain.

Allons que de tristesse, tu as montré ton cœur
Il est temps de danser et de bannir la peur.
Allons elle a souri, c'est donc que tout va bien.

Repost 0
25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 23:48

à Robert E. Howard

Fiers furent les Hommes tombés pour d'ancien Dieux
Dont l'acier s'abattait de récoltes macabres
Pour défendre leur terre, ils ont prié les Cieux
Et tiré de leur sang la couleur de leur sabre

La croix ne pourra vaincre, les soldats de la Rune
Qui d'un mot souverain suivent le Solitaire
L'Histoire ne dit pas que trahit par la Lune
L'Errant fut transpercé par un trait de son frère

Mais le fils des géants, nous ne l'oublierons pas
Pour ce qu'il a construit sous la neige et nos pas
Et nous continuerons à servir les déments.

Ni hier, ni demain, nous n'existerions plus
Que comme un souffle éteint d'une volvá déchue
Nous étions d'Havamal, le dernier des chants.

Repost 0
9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 13:37

Tu marches sur mes rêves et un lien s'est brisé,
Il est dur de grandir et de tendre la main
Pour voir que ses espoirs ne sont plus partagés.
Souviens-toi, en quatre ans, ce que tu fis de bien.

Tu marches sur tes rêves, tu écris le passé,
Pour changer le présent, mais ça ne change rien...
Et chaque soir, perdu, tu te mets à pleurer
Quand personne n'entend. Ce secret est le tien.

Et l'une derrière l'autre, les portes restent closes,
On t'oublie sur la route, mon pauvre petit chose.l
Tu n'es plus qu'un vieux con à tes presques 20 ans.

Nous n'avons plus qu'à vivre ensemble le futur,
Toi qui m'a bien compris, toi qu'enfin je comprends,
Nous avons plus qu'à créer un nouveau futur!

Repost 0
12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 19:51

J'ai froid, à l'intérieur, comme l'eau se répand
Tout mon corps douloureux me quémande un instant.
J'ai peur, le froid m'occupe, pardonnez moi hier,
Dom Juan repends toi, à la statue de Pierre.

Mes mains se sont souillées dans le fleuve de sang
Aucun pardon pour moi, je suis saoul d'être amant
Ce froid et cette peur, c'est le feu des enfers,
Car ma main est tendue, confiante et sévère.

Là! Las de fouler terre, las de vivre ad eternam,
Qu'ai je fait, dix-neuf ans, oui, qu'ai je fait Madame?
Je n'ai rien fait qu'haïr un souvenir d'amour.

Ma bouche s'est cousue, et mes yeux se sont clos,
Affection et confiance, arrière, je suis sourd.
Il est déjà bien tard, peut-être un peu trop.

Repost 0