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Qui Suis-Je?

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  • : "La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner." Jules Barbey d'Aurevilly, Les Diaboliques
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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 23:25

M

Quand le sourire est noyé dans les larmes
Qu'on ne sait plus trop, entre rire et pleurer,
C'est au moment de déposer les armes
Que je peux dire vraiment que je t'ai oubliée.

Si les larmes coulent, je ne saurais leur donner
Les couleurs du deuil ou de la liberté
Je sens tout à la joie la tristesse m'envahir
Tandis que mes lèvres partent en éclat de rire.

Tu me laisse l'honneur de défaire le noeud,
Nul besoin de serment ni de voeu
Tu n'es plus une amie
Tu n'es qu'un oubli.

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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 20:23

À te vomir mes vers comme sang de la plaie
Et verser dans leurs strophes un parfum de cyanure
Peu importe, ma chère, que ce soit de Nature.

La faute est, je suppose, d'en avoir trop fait
J'ai la faim d'absolu, de vivre à l'imparfait
Et brûler tout mes rêves comme un fou immature.
Tu ne comprendras pas ce vœu de déchirure,

Que tes mots sur les miens à mes yeux appelaient.
Je t'ai tendu la main comme un cri de douleur,
Comme un appel à l'aide venu du fond du cœur.

Tu n'as vu que joueur où moi j'étais blessé.
J'ai la fin d'absolu, de vivre à l'imparfait
Cette histoire passée que déjà tu connais.

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 00:32

Comme de désespoir, que je ne croyais plus
À nos mensonges, hier, à nos rêves, demain,
À l'avenir sans doute, que je prendrais en main
En disant calmement, tout ce que j'ai prévu

La partie est jouée, plusieurs coups en avance,
Le hasard ne vaut rien contre la stratégie
Il te reste le choix, voudras tu mon amie
M'accorder cet honneur de quelques pas de danse.

Je prends à contre-pied la mesure de l'être
À l'envers du passé, je détruit le paraître
Et construit devant toi, un monde différent.

Veux tu le couronner ce déchu renaissant
Ou condamner à vivre son amour balbutiant.
Veux tu m'aimer enfin, veux tu m'aimer vraiment

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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 15:47

Toute ressemblance avec des personnes existantes est purement fortuite.

Ses yeux sournois et traitres épient chaque geste
Bleu-gris et souverains, ils s'animent parfois
Pour suivre du regard, un instant, une proie
Avant de revenir, dévisager le reste.

Dénuée de cynisme, elle balaie d'une main
Les règles, les décrets, les conventions tacites
Et demande "Pourquoi?", là où de l'implicite
Justifie les horreurs de l'Absurde et du Vain.

Quelques fois, animal, contre tous, elle s'insurge
Du royaume bestial, elle se fait le démiurge
Et désigne coupables, innocents et trépas.

Mais ce frêle nuisible, dressé d'indignation
Prête hélas plus aux rires, qu'à capter l'attention.
On en oublie parfois, qu'elle sera toujours là.

 

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 11:50

Je ne pardonne rien, ni tes yeux, ni ton rire,
Je ne veux plus de rien, tu m'as déjà donné
Tout ce que tu pouvais me prendre ou de désir.
Et je disparaitrai sans la joie d'un baiser.

Je vis avec la rage et aux lèvres un sourire,
J'ai la fureur de vivre comme d'autres d'aimer
Ne juge pas trop vite, toi qui m'a fait mentir,
Car malgré tous ces mots, tu sais, rien a changé...

Allons ne réponds pas, tu ne saurais quoi dire
J'ai perdu l'espoir de te revoir Elvire
Dans tes yeux qui brillaient d'un peu plus de chaleur.

Tu ne m'inspire plus que l'adieu et l'ennui
Toi qui m'a inspiré la violence et l'envie.
Tu ne m'inspire plus qu'une ange de malheur.

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 22:39

Alles gute, tout va bien, je brûle de tous feux
Tandis que sous la porte, je ne vois rien d'heureux.
Tut mir Leid, meine Engel, car déjà tu m'ennuies
Et tu n'animes plus, même un sursaut d'envie.

Ycare, j'ai brûlé la cire de mes yeux
Portant comme blasphème ce sourire cireux.
Tu ne m'inspires plus, alors, Muse... tant pis!
Je n'ai rien à t'offrir qu'un souvenir parti.

Je cherche Calipso au banc des néréides
Et trouve Melpomène aux côtés de Clio
Je recherche une muse, et ne trouve que vide.

Je suis Robot sans cœur - c'est toi qui me l'as dit-
J'aimerais en avoir, mais je mens, c'est plus beau!
Allons, tu étais bien, maintenant, c'est fini.

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 22:18

As tu vu un pantin qui s'anime et qui danse
Ils parraissent vivants sous leurs gestes défaits
Alors coupe mes fils, je te ferai confiance.

Tu voudrais remonter ce quartz déjà détruit
L'instrument est brisé un peu comme ma vie
Il ne peut repartir, il est juste brisé.

--

J'ai des mots malhabiles à dessiner les Dieux
Ma prose ne vaut pas plus qu'un pamphlet ennuyeux
Pourtant quand sous mes doigts, je vois naitre les vers
Je voudrais retenir ce souffle délétère

Les mots comme caresses effleurent au bout des yeux
Le motif qui inspire le rêveur malheureux;
Et s'il frémit alors, c'est que sous ses faux airs,
La muse mutinée a choisi de se taire.

--

Je retrouve en ses yeux la couleur de mon ciel
Et auprès de son corps la chaleur des hivers
Son souffle est une brise qui déjà me rappelle

Que je suis plus loin de ses rêves que ma terre
Que rien ne remplira ce silence cruel
Et qu'elle ne veut de moi autant que je veux d'elle.

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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 17:10

Tu trouves sous tes doigts un monde d'inconnu
Peuplé de nos soupirs et de sombres reflets
Tu croyais oublié ces visages défaits
Crispés par la douleur ou brisés et émus

Mais tes mains ont trouvé ce trésor de déchus
Tu as rempli ce monde de lumière et d'effets
Tu nous as fait vivants pour remplir des sonnets
Nous étions des objets, nous voici, des Élus.

Une étoile a rejoint le monde de nos vers
Pour jouer avec nous à imiter l'enfer
Bienvenue ici-bas, tu seras qui tu veux

Tu dresseras tes mots à chanter ton amour
Et feras de demain, un nouveau nouveau jour.
Viens, ici tu es reine, ici rien n'est sérieux!

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 13:12

Je n'aime à te voir triste ni tes yeux assombris
Par des hasards contraires ou le vice d'autrui
Tu es faite de joie et non pour cet ennui
Que porte à ton visage le flot de tes soucis.

Je soufflerai les braises d'un enfer disparu
Pour qu'un sourire enfin, éclaire notre vue
J'enflammerai le ciel, pour des yeux un peu plus
Chaleureux et ce rire qui toujours, m'a ému.

Mon nom ne vaut plus rien, s'il offense tes yeux,
Je briserai ce mot s'il me faut malheureux
Tant que tu resteras la muse de mes vers.

J'ai besoin de tes mots pour écrire les miens
Besoin de tes silences, pour singer la misère,
Oui j'ai besoin de toi pour chaque alexandrin!

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 09:45

Si tu sais combien coûte chaque pas loin de toi,
Quand guettant ton ombre, celle-ci nous déçoit,
Si tu sais la lourdeur qui plombe mes espoirs
Quand devant m'en aller, je pars sans te revoir.

Alors tu retiendrais un instant l'illusoire
Emprisonnant le ciel dans tes mains blanches ivoires.
Alors tu étreindrais juste pour une fois
La pensée de rester un instant avec moi.

Tu n'entends que le bruit qui peuple mes silences
Alors que celui-ci n'est que de dissonance.
Tu refuses d'écouter, mon cœur qui se débat.

Alors, j'écris ce chant, qui parle pour mes lèvres,
Effrayant les ténèbres qui viennent pas à pas
Alors je m'en irai, mais frissonnant de fièvre.

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