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Qui Suis-Je?

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  • : "La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner." Jules Barbey d'Aurevilly, Les Diaboliques
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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 21:21

M

Tu te crois la victime de mes machinations
Quand j'ai pu te jurer sur le Dieu que j'adore
Que les raisons intimes de cette conversion
Résident en ta personne et mon deuil en sa mort.

Je suis sombre, crois tu? Les nuages n'y sont rien,
Seul de mon sentiment, ma passion me détruit
À ne plus m'endormir que pour rêver enfin
À ma muse et amour, à oublier ma vie.

Je deviens inconscient, le monde n'a plus goût
Comme un coup de canon qui rend sourd au dégoût.
Son souvenir atténue le chant du requiem.

Quand sur la Pierre froide, mon reste se roidit
Il restera le souffle de t'aimer au mépris
Des couronnes fleuries, des pleurs, des chrysanthèmes

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 20:14

Je t'ai aperçu seule, au recoin de mes rêves
Marchant à petit pas comme un souffle mourant.
Nous nous sommes croisés, où la brume s'élève
Sur le pont défendu des derniers résistants.

Et nous sommes restés, un instant, une trêve,
Sans rien nous dire pourtant, le silence seulement.
Et nous sommes restés pour que la nuit se lève
Pour un songe perdu par amour du sang.

Alors je suis passé, tu regardais, je crois,
Je ne sais plus vraiment, je ne regardais pas
Même après le bruit sourd que tu fis dans ta Chute.

Je ne reviendrais pas, j'ai fini de ce pont,
De ces anges déchues, de tous mes vieux démons,
J'ai fini de rêver, laisse moi aimer...

[chut!

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 22:09

Je ne veux pas y croire que tu ne m'aimes pas
Si je le sais pourtant je renie ce démon
Pour vivre chaque jour, un peu plus maladroit
À me mentir encor et vivre en moribond.

Tu déchires mes rêves, tu hantes chaque nuit,
Et habite mon souffle de ta mélancolie.
C'est la fièvre sournoise qui me brûle la vie
Et les miasmes amoureux de cette maladie.

Dans le prisme enfièvré de nocturnes délires
Je crois être à tes lèvres et pouvoir te le dire
Mais le jour revenu chasse tous mes désirs.

Tu souffles sans savoir l'incendie qui me couve
Et quand tu vois la fièvre, qu'à genou tu me trouves,
Tu ne vois pas, sans doute, Don Juan se mourir.

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 00:45

Avant j'étais celui qu'on ne pouvait pas croire
Celui dont chaque mot portait son arrogance
Avant j'étais menteur et je croyais victoire
De duper mes amies pour pourvoir en offense.

Hier j'ai pu changer, j'ai regagné l'espoir
D'être sous ton regard plus que de l'indécence.
Hier je t'ai montré une nouvelle histoire
Tu sais la vérité, je comprends ta défiance.

Maintenant, je n'espère ni ton souffle ici-bas
Ni le rêve défait qui me hante et me noie.
Maintenant je n'espère qu'un sourire à tes yeux.

Demain? Nous verrons bien, mais je tiendrais serment
Contre tes mots, tes rires, contre mes sentiments.
Demain? Voyons, demain, je pourrais être heureux. 

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 14:40

J'ai la gorge noué pourtant le verbe haut
Les éclats dans mes yeux sont les échos d'hier
De lendemains curieux devenus de poussière 
Que ton souffle despote a promis au défaut.

Mais c'est sur le départ d'un avenir nouveau
Que nos routes se croisent sur les chemins de terres
Moi le doux pélerins, revenu des enfers
Toi l'ombre silencieuse qui en portent les mots.

Danaïde, laisse moi renverser ce tonneau
Que tes larmes remplissent toujours et à nouveau.
Le rêve du poète t'a assombri les yeux.

Et quand bien même seule, tu veux porter ces maux
Je te porterais seul au dehors du tombeau
Fermant derrière moi, la porte de mes cieux.

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Published by Faust - dans Romantisme
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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 11:18

J'ai la gorge nouée, pourtant le verbe haut
Les éclats dans mes yeux sont les fragments d'hier
Où mes rêves brisés redevenus poussières
Semblent en taquiner les futiles échos.

Hé quoi! Je suis un ange mais ne vient pas d'en haut
Pourquoi ne puis-je pas être esclave de chair,
Faire tonner les morts ou travailler la terre
Et verser de mon sang pour mourir en héros.

Mais comme le drapé de la nuit qui retombe
Mon souffle s'assombrit des relents de la tombe
Qu'un être méphitique prépare à mon adresse.

Tu m'a donné la vie pour un peu de mon sang
Ou mon âme éternelle en guise de payement
Laisse moi donc un peu cette ultime jeunesse.

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 00:26

Quand minuit sonnera, au clocher de l'absurde,
Je serais déjà loin sur la route perdue.
Sans regard pour hier, sans lendemain voulu,
Le monde sombrera dans le feu obscur de

La nuit d'éternité. Est-ce si douloureux?
Au futile adoré, y a-t-il une issue;
Labyrinthe défait, comme un drap de tissu
Ou la soie d'ottomane qui me fit malheureux.

Tu ne me comprends pas et me croise dansant
Sur les pas du tombeau où me mène l'enfant
Qui trouvant par l'enfer le chemin de l'étrange,

Ne croit y voir pourtant que l'escarpé divin
Qui porte les barreaux d'un Job par trop malsain
Et qui salirait même l'empreinte des archanges.

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 19:12

Quoi vous ne pensiez que vos corps étalés
Semblables à d'autres nuits pouvaient être éveillés
Que l'habile noirceur habitant chaque rêve
Sur vos dires et vertus, jamais ne se relève.

Vos portraits sont détruits, la lumière a percé
Et vos masques de chair sont partis en fumée
Les mots que tu recherches, ces vers que tu achèves
Ne pourront plus porter les cris de tes élèves.

Du nom de ces étoiles tu as fait la légende
Ou de tes trahisons un air de propagande
Rappelle toi, mon cher, du nom de ces étoles.

Il n'y a de pardon pour ceux-là dont les noms
Au bas de pactes anciens ont choisi le démon;
Et le tien y figure à la place des drôles. 

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 21:11

Tu parles sans savoir, d'hommes vêtus de noir,
De jeunes névrosés souffrant de trop aimer.
Tu juges sans connaitre, de chacun son histoire,
Et à défaut d'apprendre, tu ne sais que blesser.

Veux-tu nous ressembler, toi qui le crie si fort?
Le silence est ailleurs au cœur d'obscurité.
Tu ne trouveras pas vers pour vivre la mort,
Mais les vers à la tombe fraichement déterrée.

Tu crois pouvoir chanter déchirure et déchu
Sans renier un instant ce qui t'avait perdu
Et quand de décadent, tu te jures parjure,

On pense simplement que tu cherches l'injure.
Repenti dépeins toi, de nouvelles vertus,
Au lieu de te lasser comme tes vices s'évertuent.

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 16:23

Tu n'es qu'un souvenir, comment peux tu encor
Ainsi me ravager et m'arracher le cœur
Toi qui fut la bannie de mes échos vengeurs 
Où trouves-tu la force de me causer ces torts.

 

Étrangère perdue au gré de toute mort
Tu es la fausse note porteuse de malheur
Tu annonces ma fin, sans hâte, ni terreur
Tu annonces la fin, du dernier Burlador.

 

Je vous salue Lily, sœur pleine de grâce,
My Love, my last love,
Je vous salue car demain est venu
Et à la mort je ne crois plus... 

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Published by Faust - dans Romantisme
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