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Qui Suis-Je?

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  • : "La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner." Jules Barbey d'Aurevilly, Les Diaboliques
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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 00:25

My old daemon friend,

Il est sombre ton front à porter des étoiles
Dont la voûte céleste ne désirera plus
Ni l'éclat assourdi, ni la danse de voile.
Qu'au firmament offert, elles se mettaient à nu.

Combien d'étoiles as-tu vu partir en partage
Drappées de dignité, pour marquer le courage
Combien de vœux as tu filé de ton abîme
À ces dames perdues aux noms de millésime.

Quand les cieux seront vides et ton cœur sera plein
Des dernières poussières de ces soleils éteints,
Tu cracheras sa haine à ce Dieu rédempteur.

Ce front qui tenu tête aux anges silencieux
D'un air pourtant contraint  aujourd'hui malheureux.
Nous serions orphelin, sans ta sombre lueur.

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 19:50

C'est un cœur qui s'émeut, s'embrase et s'embarasse
Une horloge arrêtée au cadran de minuit.
Non qu'il fut malformé, ou de trop faible race
Mais il n'est pas d'amour, il est de jalousie .

C'est un cœur romanesque, mais grand et anobli,
La colère est sa dame, blason et armes basses.
Oh il aime être cruel, dans la victoire ou la vie.
Mais son nom, s'il-vous-plait, est celui d'un cœur d'As.

En guise de fureur, un sourire ironique,
Étrange séducteur, traitre parfois cynique,
Tu tentes trop souvent, de venger notre honneur.

Je ne t'écoutes plus, si détruit que je sois,
Mes maux se trouveront une nouvelle erreur
Jusqu'à ce que, enfin, je ne sois jamais toi. 

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 02:30

À trois passantes,
Trois souvenirs
Trois Parques 

J'ai souvent fait ce rêve, en mil points différent
D'un avenir radieux, souvenir éternel,
J'ai souvent fait ce rêve, en nul point différent
Du plus commun des vœux, du plus anciens des ciels.

Aucun nom n'est pareil, chacun est un présent.
Nombreux sont mes secrets, d'amour, de ritournelles.
Je les garde en mémoire, comme le poids des ans,
Que n'effaceront pas les damnées les plus belles.

Qu'est-ce ce qui ne va pas pour que je reste ainsi?
Amoureux, j'ai tenté, séducteur j'ai failli,
Ami, aimant, amant, je serais toujours seul.

Oh bien sûr, Bàldr vivra, nos étoiles brillèrent,
Et l'Éden survivra au brasier des enfers.
Mais ce rêve vivra, ...

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 18:22

Prête moi cette plume, toi l'enfant de la Lune,
Ou devrais-je te dire, le fils de Cyrano.
Un pays que ton père appelait des oiseaux
Retient-il ton esprit dans l'argent de ses dunes.

Question absurde étant, qu'elle n'a que lacunes
Une ironie toujours, pour peindre ce drapeau
Où de chaque question tu dois voir d'autres mots
Inscrit en contre-faux sur toute ou sur chacune.

Mon triste cimetière, tu contiens mes luxures
Exprimé de tout stupre, de poésie d'usure.
Reflet d'un jour venu, tu tiens ma tombe ouverte.

Ycare, de cet astre, ne crains pas la chaleur,
L'amour ne l'atteint pas, ni les folies du cœur.
Le passé reste là, dans ses mains entrouvertes. 

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 20:35

Pâle statue dressée sur la route d'hier
Comme une ange déchue sur l'épaule d'un Dieu.
Ton ombre frappe au sol un éclat lumineux
Comme le seul secret de la tombe de Pierre.

À Véronne perdue, tu portes la colère
Contre le temps muet et le crime insidieux.
Et tu rêves qu'un jour, les amants malheureux
Sortent de leur sépulcre pour vaincre ta misère.

Mais tu n'es qu'un soupir, rêve à ma porte close,
Et ton nom, plus sacré que parfum d'une rose
Reste pour moi l'instant et le secret d'un tour.

Y a-t-il majuscule d'ironique majesté
Là où les mots ne peuvent que mentir, se briser,
Là où chaque accroche te clament mon amour.

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Published by Faust - dans Romantisme
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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 21:52

Devant moi, une rose. Le soupçon d'un parfum
Courronnée par le pourpre de ses pétales ouvertes.
Devant moi, une rose. Le soupçon d'un dédain
D'une corolle sombre mais à la vue offerte.

Ô pudeur! Dissimule à tes yeux souverains
L'ineffable beauté que tes mots déconcertent
Puisque ne sera tienne, ni hier, ni demain
La fleur coagulée qui un jour s'est ouverte.

Nul mot n'imprimera ce portrait insaisi
Tant que mes sentiments resteront indécis
Et qu'aux tons chatoyants répondra la douleur.

Le pinceau ne saurait saisir de cet instant
Ni le songe du peintre ni la couleur du sang
Que son rêve déverse des tréfonds de son cœur

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Published by Faust - dans Romantisme
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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 20:12

Chant d'espoir, de colère, souffle meurtri de rage,
Je ne veux plus parler de rêves ni d'amour,
Je ne veux que noircir le portrait d'un détour
Et ne voir en vos yeux qu'un mépris sans partage.

Mes vers ne portent pas la pesanteur de l'age
Pardonne moi Rilke, si mes vers te sont lourds,
Ou si de mes couleurs, le deuil soit trop de jour,
Mais je n'ai pas ta force d'attendre d'être sage.

Je ne sais qui choisir, sentiment ou mensonge,
Redevenir celui qui hantait chaque songe
Ou vivre le déni d'une sombre existence.

Même de ta lumière, l'écho semble assombri
Et pourtant je t'espère en peuplant ce silence
Religieux de mystère, d'un divin asservi. 

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 19:19

Je t'aime, tu le sais, c'est pourquoi tu te tais,
C'est pourquoi ce silence qui me hante et détruit.
Tu crois bien faire alors, à me priver d'effet,
Mais je souffre pourtant, toi ma sœur, mon amie.

Je ne sais si ce nom de l'amour est le vrai,
On m'a dit que je t'aime à en crever la vie.
Je ne sais pas pourquoi mais tout ce que je sais
C'est que c'est étonnant, que je souffre et je vis.

Tu m'as dit que je compte, mais ce sont tes succès;
Tes victoires discrètes sur une vie d'excès.
Mais tu ne peux m'aimer, et ma force faiblit.

Nous serons deux amis, enfin je le serai.
Tu ne verras les larmes ni mes derniers regrets.
Tu ne verras plus rien, toi ma sœur, mon amie. 

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Published by Faust - dans Romantisme
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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 13:32

Un souffle a déposé sur ton front un regret
Sous la forme cruelle d'une ride profonde.
Écoute moi, ma sœur, nos troubles n'ont d'attrait
Qu'à ceux, qui comme nous, en connaissent le monde.

Je connais la douleur qui guide tes efforts
Et la voie pernicieuse  qui t'accuse et qui gronde.
La mienne est chaque jour à hurler mes méfaits
Et je m'étonne encor d'en savoir la faconde.

Tu crois qu'il suffira de te laisser du temps
Mais rien n'effacera cet affront vieillissant
Ce pli payant le prix de tes actions d'hier,

Sur tes songes futurs en portera l'aveu.
Alors laisse tes rires y dérober nos yeux
Et porte fièrement, ta souffrance en colère. 

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 12:45

...retrouvé en rangeant,
À une amie et une sœur.

Violons long sanglotants vos pleurs dans le néant,
Sonnent comme les corps qui font trembler les murs.
Le vent soudain se lève. Il brise vos murmures
Et le Chaos s'invite, l'archet devient dément.

Un, deux, trois quatre. Rythme brisé, les doigts en sang,
Vos cordes crient, vos crins supplient, sans être sûrs.
Un, deux, trois et la quarte, le temps hurle, ça rassure.
Suis-je fou? Je le crains. Abandonne, tais l'instant.

Hier, demain, pardon? C'est Dieu, encor! Joue moi...
La, la, sol, do, do, ré,mi, mi, la do, sol, ré
Instant suspendu entre ciel et terre. Rideau!

Je couvre l'instrument d'un regard langoureux,
Stradivarius amante, était-ce un concerto
Que le plaisir inscrit sur les flammes des yeux. 

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