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Qui Suis-Je?

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  • : "La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner." Jules Barbey d'Aurevilly, Les Diaboliques
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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 18:05

Je ne crois plus les mots qui tous deux nous font peur,
Qui de frissons étranges  ont fait trembler nos cœurs
Et pourtant quand j'écris, je sens monter en moi
Une fièvre féroce à l'aube d'un grand froid.

À nos lèvres scellées, je voulais donner tort
Dire malgré les mots que nos rêves vaincront.
Mon amie, ô ma sœur, écoute la raison
Qui donne à chaque chose le parfum de la mort.

J'ai parlé sans regret et nous nous oublierons,
Toi ma muse distraite, pardonne le pardon
Et veuille me croire, en chaque promesse.

Le jeu en a bien valu nos quelques chandelles
Hier, nous étions deux, hier tu étais belle.
Demain je brulerais à bien d'autres caresses. 

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 15:01

Peu m'importe tes mots, seuls m'importent tes maux
Que tes lèvres ont portés sur mon cœur immobile.
Ombres de tes soleils aux éclats impossibles,
Pensais tu que mes rêves s'arrêteraient si beaux?

Cassandre, tout est vrai et mon nom a failli
À défendre ses yeux de ma tendre faiblesse.
Cassandre, tout est vrai, et même la détresse
Qui consume mes vers de douces facéties.

Je ne sais pas son nom, pourtant je le murmure
Au creux de poésies à nos rêves immatures.
Bas les masques, il est si tard. Je ne joue plus.

Je ne te promets rien, je ne serais plus là,
Filant à la française, tu ne reverras plus
Le dernier des idiots, mais amoureux de toi .

 

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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 15:02

Malgré chaque silence, qui me garde de toi,
As-tu vu l'étincelle s'éteindre dans mes yeux?
Un instant, égarée, pourtant elle reste là.
Démentant les regrets, je reste bien heureux.

Revois-tu le silence, aux creux de tes épaules
Imposant de sa force, le soupir de nos lèvres?
Voici qu'à bout de souffle, je devins une geôle,
Où je t'emprisonnais, tout tremblotant de fièvre.

Le baiser fut plaisant, je ne l'oublierais pas.
Ici nous repartons, mais qu'est ce que cela?
Evitant les baisers, tu me prends par la main...

Recule! tu m'effraies, je dois voir tes amis?
Que disons nous déjà, ça sera pour Mardi!?
Dieu que de sérieux, pour un vieux Libertin!

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 21:29

Que j'aime ton sourire et tes mots plébéiens
Le parfum de tes lèvres et ton cœur sur le mien
Que j'aime ces mots doux que tu prends à mes vers
Et qu'en éternuant, tu me rends à l'envers

Que j'aime à voir danser, mes rêves et les tiens
À la vie, à la mort, l'éternel lendemain
Que j'aime, mon amour, à t'appeler encore
Le rêve de mes nuits, le péché de ma mort

Mais tu n'existes pas, ni hier, ni demain
Tu es l'aulne d'un rêve, une rose dans ma main
Tu es comme ce poème, d'inachevé réel.

-------------------------------------------------------------

Un jour viendra, j'espère, où tu vivras enfin
Dans mes bras refroidi par la mort iréelle
Un jour, que j'aimerais ta douleur en mon sein. 

 

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 22:50

Je pourrais vous parler de meurtre, de poisons
Je pourrais vous faire haïr au delà des raisons
Je pourrais vous effrayer, vous faire si peur
Je pourrais vous ouvrir et vous briser le cœur

 

Mais je préfère sourire
Qu'y a-t-il de plus terrible qu'un sourire?
Un sourire moqueur, un sourire narquois
C'est la folie qui se déchaîne, un sourire.
Un simple plissement de lèvres, une fois...

 

Le rire succède au sourire et toujours cette folie
Qu'y a-t-il de plus terrible que ce rire sans vie
Ce regard, toujours ce regard de fou sans joie
Et ce rire qui me glace à jamais d'effroi...

 

 

Ce rire que j'entends la nuit quelquefois
Entre les murs de l'asile, il crie pour moi
Et demain, je le sais, il sera enfin là
Et son rire, son rire, son rire... me tuera.

 

(Projet de recueil en cours...)

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 22:40

Que coule donc le sang de ses deux cuisses offertes,
De ce gouffre sans fond qu'une lame transperce.
Que coule enfin le sang à des mœurs désuètes,
Sur ce plaisir éteint qu'une douleur traverse


Le sang du sacrifice consacré à la bête,
Quelques gouttes qui perlent, comme ultime commerce
Au démon satisfait de l'extase muette
Qu'une pénétration sur le corps exerce.


Un flot tumultueux frémissant de désir
Remontant lentement jusqu'au plus pur plaisir
Jusqu'aux derniers frissons des lèvres qui gémissent


Un doux cri s'en échappe aux douceurs interdites,
Une mélopée triste aux accents insolites
D'un corps s'éveillant aux profanes offices.

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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 13:24

Bleu comme toute l'encre, qui coule pour son nom
Larmes de mon pays, à jamais endormi
Et dont le sang coula des plaines infinies
Un hiver infernal, pour son Napoleon.

Blanc comme la neige où gisent ses garçons
Le linceul des seigneurs crevés pour la patrie.
As tu de tes victoires vu mourir tes amis
Ne laissant des grognards, que tes anciens démons.

Croyais tu vaincre ainsi, les anglais, la Russie?
Roi des rois, empereur, nous t'y avons suivi
Où nul peuple n'y cru, nous étions la Victoire.

Un matin de printemps, le Soleil sous nos pas
Gagna pour nous ta guerre et nous étions là
En ce nom de Patrie, en ce nom de l'Espoir.

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 21:30

Ce jour s'est éveillé aux couleurs du tragique.
Le pourpre ensanglanté à sa robe assombrie
Faisait comme une offense au tissu de la nuit
Et blessait le drapé du sépulcre mystique.

Ce jour s'est révélé dans des tons de tragique,
Aux chants des muezzins brisés de poésies.
Pensiez-vous Requiem leur triste mélodie
Planant sur un royaume dénué de musique?

Ce n'est de Paradis, ni même d'un enfer
Dont retourne de sens l'agonie de mes vers
Mais c'est de son Auteur, une monotonie,

Jamais brisés, sans dire un mot, et malgré tout
Nous resterons heureux, et toujours malgré vous,
Nous serons amoureux, non de toi, de la Vie.

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 07:12

Aux passantes,

J'aime à te contempler, assise à la fenêtre
Perdue dans des tropismes qui ne sont pas les miens
Je voudrais te parler, m'avance et me retiens
Enfin je te souris, tu m'inspires peut-être?

Cela fait si longtemps que je n'ai pu le paraitre
Que les mots sont inutiles et mon regard t'étreint.
Nul amour en mes yeux, juste un bonheur éteint,
Que les mots peupleront de regrets et de lettres.

J'ai croisé ton regard, perdu, parmi les dieux,
Je trouverai les traits qui les rendront heureux
Pour donner en retour de mes vers ce présent.

Mais je ne suis plus là, merci pour ce soupir
Je descend maintenant, vers mon propre avenir.
J'aime à te contempler, et rester le Passant.

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 21:07

Même si chaque mot ne reste qu'un instant
Étourdi dans un ciel, noir comme la musique.
Regarde celui-ci se briser dans le vent
Viendra-t-il en silence à tes yeux ironiques?

Les notes que je joue, ondulent tristement
Le long de partitions ignorant l'esthétique.
Sans que ton nom muet n'en soit plus évident,
Tu le sais pourtant là, impensable anémique.

Fortissimo presto, peu importe le nom,
Je trouverai la note, le soupir, le frisson,
Le final triomphant de cette Symphonie.

En guise d'instruments, vois mes vers imparfaits
Le livret t'est connu, nul besoin d'être écrit.
Ne reste qu'un serment qu'enfin "je reviendrais".

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