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Qui Suis-Je?

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  • : "La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner." Jules Barbey d'Aurevilly, Les Diaboliques
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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 09:00

Mes lèvres t'imaginent, parfumée d'interdit
Capturant de ton souffle, le soupçon d'un péché
Ton corps endolori se courbe de défi
Sous la pulpe trainante de mains aux doigts de fée

Enfin le feu s'arrête au creux de tes envies,
Bondissant sur tes formes, un plaisir réfréné
Je cueille à ton oreille un frisson - tu gémis
Tandis que de mon corps tu ressens le pécher

Tes gestes s'accélèrent, je sens ton cœur qui bat
Tes yeux se sont fermés tandis que sous les miens
Tu cambres chaque muscle de plaisir et d'effroi.

Tu te libères enfin de ta prison charnelle
Laissant venir tes hanches aux caresses de mes reins
Et un instant peut-être: "Mon Dieu, la vie est belle"

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 13:37

De qui fais tu le deuil, toi le vêtu de noir
Qui portes sobrement ton âme sur ton visage
N'avais tu d'autres lieux pour porter ce message
Que ce faciès brisé d'avoir vu trop de soirs

Est-ce les mots retenues à tes lèvres captives
Ou le souffle qui hante tes rêves et cauchemars
Mon ami, tu vieillis, déjà il se fait tard 
Tu n'as plus le sérieux, qui convient aux missives.

Je suis vieux, sans nul doute, et mes mots sont taris
La source de ces choses n'est que la Nostalgie
Cette amie de passage, qui ne restait qu'un soir

Elle m'aidera à compter les nœuds qu'il faut défaire
Avant que le Néant ne m'appelle en ses terres
Rejoindre le passé que je voulais revoir.

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 12:00

As-tu goutté le sang où j'ai trempé mes lèvres
Pour dire que mes sanglots n'ont plus de raisons d'être
Mon souffle s'amenuise, je délire peut-être
Mais pourtant ne crois pas que ce soit de la fièvre.

As-tu eu cent regrets, une vie éternelle
Penché sur l'avenir comme un oiseau mortel.
Je ne crois pas mentir si je promets l'enfer
À ceux qui sur tes pas, poursuivent la colère.

Tu as faim d'absolu, alors tends moi tes mains
Nous irons conquérir l'hier, le lendemain
Nous graverons nos noms au feu de nos vingts ans

Tu as faim d'absolu, alors dis moi enfin
Qu'ensembles nous vainquions Don Quichotte et moulins
Et que coule à nos pieds, l'hommage de nos sang

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 23:48

à Robert E. Howard

Fiers furent les Hommes tombés pour d'ancien Dieux
Dont l'acier s'abattait de récoltes macabres
Pour défendre leur terre, ils ont prié les Cieux
Et tiré de leur sang la couleur de leur sabre

La croix ne pourra vaincre, les soldats de la Rune
Qui d'un mot souverain suivent le Solitaire
L'Histoire ne dit pas que trahit par la Lune
L'Errant fut transpercé par un trait de son frère

Mais le fils des géants, nous ne l'oublierons pas
Pour ce qu'il a construit sous la neige et nos pas
Et nous continuerons à servir les déments.

Ni hier, ni demain, nous n'existerions plus
Que comme un souffle éteint d'une volvá déchue
Nous étions d'Havamal, le dernier des chants.

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 01:35

J'aimerai te promettre que tout ira bien

Tu fermerai les yeux en disant "Ce n'est rien"

Nos mains s'écarteront et nous nous en irons

Chacun notre chemin, je demande pardon.

 

Mais tes lèvres tremblaient, sous tes paupières closes

Tes larmes se pressaient avides de douleur

Et digne et chancelante, tu as tenu mon cœur

À rester jusqu'au bout mon éternelle rose

 

J'ai appris en tes bras la dernière promesse

Celle qui croit encor, même après la tendresse.

Qui enfle dans nos cœurs et qui brûle en ton sein

 

Ne crois pas que j'ignore sous tes mots retenus

La douleur qui terrasse ton cœur et puis le mien.

Ne crois pas mon amour, que je ne t'aime plus.

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 00:10

On aurait pu penser à une ange déchue
Quand son front s'inclinait assombri et soucieux
S'ennuie-t-elle du Ciel où elle aura vécu
Des secrets qui emplissent son souffle silencieux?

De son nom peu commun, je n'en ai retenu
Que l'écho d'autres mondes , oubliés et heureux
Tout semblait profaner sa majesté perdue
Dans son regard empli d'un passé douloureux

Je crois que son sourire, si triste et merveilleux
Semblait dire aux vivants de détourner les yeux
Oh sa paleur était un linceul fait de blanc...

Sa beauté immobile, m'a appris à revoir
L'éternelle douleur de n'être qu'illusoire
De ne pouvoir, hélas lui offrir qu'un instant. 

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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 18:50

"On s'ennuie de tout mon ange,
C'est une loi de la Nature" 
Marquise de  Meurteuil au Vicomte de Valmont

J'ai peur que nos serments ne s'usent de paroles
Et que vienne le temps à ne savoir que faire.
Tous les rêves échangés, les regards et les rôles,
Auras tu la patience, d'y résister ma chère?

Il y a une fin, aux baisers, aux "je t'aime"
Même à nos illusions, l'amour est ainsi fait
Et pourtant je voudrais qu'à nos rêves défaits 
La promesse fut faite de n'être plus les mêmes.

À demain, à jamais, nos regards changeront
Un jour se lèvera, privé de nos passions
Regrettes tu déjà que nous soyons  connus?

À la vie, à toujours, s'aimer sans retenue
Pour un souhait inaudible, je signerais d'espoir
"Habitant de ces vers, un matin du grand soir" 

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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 04:49

Las le sentiment amoureux s'abimera
Sans que j'eus essayé de nous le retenir
Dans la toile chaotique de temps à venir.
Et nous oublierons la promesse de tes "pas".

As tu rêvé ma chère à un autre avenir
Où les rimes inversées seront à notre loi
Un rhythme malmené à l'épreuve de la foi
Et ton refus mortel un éclat de nos rires.

Mais le souffle est cruel à nos rêves inutiles
Quand mon être s'agitait et parfois trop fébrile
Roulait dans la poussière et mourait tendrement.

Le roseau est brisé, aux récifs immobiles
Le visage marqué par l'épreuve du vent
Pour finir en beauté comme le chêne imbécile. 

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 14:37

Je t'offre un avenir pavé de tous nos doutes
Mais où chaque regret est promis de douleur
Je ne sais le chemin que choisira ton cœur
Et ne tends que ma main, pour suivre notre route.

Je t'offre un avenir incertain et tremblant
Fait de larmes et de sang, de promesses et serments.
Je t'offre un avenir construit de sur nos rêves,
Fait d'amour et de joie, de nos guerres et de trèves.

Tu n'en as pas voulu. Tu choisis le présent.
Je ne crois pas que Dieu aurait fait autrement.
Ma route continuera emplie de souvenir.

Il n'y a nul regret, à avoir du passé
Juste la promesse d'avoir pu nous tenter.
Il n'y a nul regret, il n'y a qu'à sourire.

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 18:14

Nous dansons une valse, à trois temps du désir,
Je t'aime, moi non plus, écoute, reste avec moi.
Et nos rêves s'enlacent, mon souffle te déçoit,
Nous voici à deux pas de lasser le plaisir.

Toi, le miroir étrange qui me veut faire fuir,
Je connais tes douleurs et ce que tu voudras.
Les années ont rompu ce qui m'était de toi
Laisse donc ta confiance en mes bras revenir.

Virtuelle vertu, choisis notre avenir
À l'instant qui arrive, à tes larmes à venir,
Choisis tu de vivre, vivre malgré tout

Je laisse ma plume exulter sa souffrance,
Je rejoindrais bientôt notre douce démence.
Je finirais enfin de toi, le dernier fou.

 

Il ne faut définitivement pas me laisser écrire quand je dors à moitié :P

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