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Qui Suis-Je?

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  • : "La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner." Jules Barbey d'Aurevilly, Les Diaboliques
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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 09:45

Si tu sais combien coûte chaque pas loin de toi,
Quand guettant ton ombre, celle-ci nous déçoit,
Si tu sais la lourdeur qui plombe mes espoirs
Quand devant m'en aller, je pars sans te revoir.

Alors tu retiendrais un instant l'illusoire
Emprisonnant le ciel dans tes mains blanches ivoires.
Alors tu étreindrais juste pour une fois
La pensée de rester un instant avec moi.

Tu n'entends que le bruit qui peuple mes silences
Alors que celui-ci n'est que de dissonance.
Tu refuses d'écouter, mon cœur qui se débat.

Alors, j'écris ce chant, qui parle pour mes lèvres,
Effrayant les ténèbres qui viennent pas à pas
Alors je m'en irai, mais frissonnant de fièvre.

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 13:24

C'est une déchirure, une corde qui manque
Au piano dont tu joues, délicate et charmante.
Tu as fait tous les airs, tantôt joueuse et savante,
Tantôt tout de silence à un vieux saltimbanque.

Je ne sais plus pourquoi, je ne sais rien te dire
Combien tu m'as aidé, devenue fascinante
Et combien je t'envie quand te voici absente.
Alors, c'en est fini, des paroles et des rires.

Conçus pour la passion, nos cœurs se sont étreints
Tandis que dans les cendres, le feu s'était éteint.
Pardonne moi, sans doute, d'avoir cru un instant...

Je t'ennuie, très bien, tu ne m'entendras plus
Je serais dans le coin, mais jamais très présent,
Un ami de passage, qui ne passera plus.

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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 13:00

Peu importe la confiance, tu as jeté mes mots
Peu importe l'amitié, tu as brisé mes rêves
J'ai déroulé l'enfer sous tes pas et mes os
Tu as foulé du pieds les vers que je t'élève.

Ce n'est pas tant cela, que ton silence enfin,
Que rien ne peut porter plus loin que l'infini.
Je ne sens que du vide dans mes verbes enfantins
Quand le temps est venu de t'oublier aussi

Je voulais tant de chose avant de dire adieu
Avant que d'inconnus, nous ne soyons heureux.
Je ne te verrais plus que comme un souvenir.

Ne garde que le mieux, je garderais le pire
Ces instants peu gracieux, ce trop plein de tendresse,
Il seront ma mémoire quand viendra la tristesse.

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 22:35

Tes yeux m'étonnent encore, à être si modestes
Que tes mots me fascinent à te croire moyenne
Tu pense simplement à ne faire qu'un geste
Quand la grâce accompagne ta mimique de reine.

Tu refuses de croire, nos paroles et le reste,
Qu'un regard illumine chaque jour qui se traine
Et que seul ton visage, parfois porteur de peine,
Èclaire devant nous un bonheur manifeste.

 

 

Tu ignores ce qu'est de vivre sous tes feux       
En guettant quelques miettes qui nous rendront heureux   
Dans l'ombre de laideur et de nos rêves immondes
Je ne suis pas brillant pour vivre à la lumière
Ton soleil me brûle et me laisse désert
Habité de l'horreur, de t'être si étrange.

Allons ne soit pas seule, et brûle la lumière       
De l'espoir à jamais nous perdre dans nos vers       
Et créer l'univers à nos strophes fécondes. 


Allons ne soit pas sotte, et reconnais enfin
Ta beauté naturelle et ton charme d'humain
Tu n'as qu'à t'endormir pour entendre les anges.

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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 08:00

Réponse du merle aux strophes amusantes
À une rossignol toute aussi délirante

 

 

Musique, mon amie, quand l'espoir est parti,
Toi tu restes avec moi et redonne du cœur
À ceux qui bras baissés n'ont plus de bonne humeur.
Tu seras éternelle, muse de mes envies!

De Brahms à Tchaïkovski, clasiques mais en vie,
Tu portes mes passions et combats mes terreurs
Des Wriggles aux Fatals, tu m'as surtout appris
Qu'on peut rire de tout, même de nos malheurs.

Toi qui m'a vu grandir de Ferré à Ferrat
Qui m'a pris sous les hymnes de Russie à Cuba
Je ne t'ai jamais dit combien j'aime tes mots.

Peu me chaut, que tu joues ou scandes tes morceaux
Je ne vis qu'à t'entendre à la flûte au piano
Je ne vis qu'avec toi, jusqu'au dernier repos

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 22:56

Quel était ce secret assombrissant tes yeux,
Qui t'a tant attristée, me rendant malheureux.
J'ai vécu dans ton rire et pour te voir heureuse
Mais n'ai vu qu'en tes mots, une honte douloureuse.

Quel est ce mot enfoui, que tu caches en ton sein
Pour que le rouge te brûle sur les joues et les mains.
J'attends, que diras tu, s'il te plait, parle moi,
J'ai peur de ton silence, s'il m'éloigne de toi...

Tu écris mieux que parle, envoie moi un message
Les mots, bien que coupable, resteront pourtant sages.
Ils ne pourront rougir, balbutier ou blêmir.

Tu es mon opposé, as-tu dit un instant
Comme si un athée me traitait de Satan
Et bien, je ne crois pas avoir à te mentir!

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 20:53

Sous la porte fermée, j'ai entendu vos pas
La démarche feutrée de ce qui n'est pas là
Et tandis qu'en silence, je vous ai pardonné
Les coups ont retenti de n'avoir su parler.

Tu était là aussi, non pour tendre la main
Mais me porter tes coups, achever mon chemin.
Je me savais perdu et je ne t'ai rien dit
Le silence a paru du plus bel interdit.

À mes lèvres muettes, vois-tu qui me suivra,
Déjà tu espères que je ne t'en veux pas
Et tu fermes ta porte, sûre de leur venue

Sous la porte fermée, tu entendras les bottes
Nul besoin de silence, il n'y a personne d'autres
Pour te sauver, te pardonner. Nul n'est venu.

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 20:47

Je cherche la musique qui n'existera pas
L'appaisement d'un rêve brisé sur son écho
Je ne suis qu'irrité de chercher ce morceau
Que je n'ai ressenti qu'à ton cœur qui s'ébat

La chasse est un appel, longtemps dissimulé
Je souris car je sais que ce songe est défait
Je ne chasserais plus, que le bruit du passé
Trottant dans mes colères et hantant l'imparfait.

Quatre strophes sans lien, un besoin immédiat
De cracher en leur vers, l'espoir et mon éclat,
De brûler mes serments et oublier demain.

Allons que de tristesse, tu as montré ton cœur
Il est temps de danser et de bannir la peur.
Allons elle a souri, c'est donc que tout va bien.

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 13:37

De qui fais tu le deuil, toi le vêtu de noir
Qui portes sobrement ton âme sur ton visage
N'avais tu d'autres lieux pour porter ce message
Que ce faciès brisé d'avoir vu trop de soirs

Est-ce les mots retenues à tes lèvres captives
Ou le souffle qui hante tes rêves et cauchemars
Mon ami, tu vieillis, déjà il se fait tard 
Tu n'as plus le sérieux, qui convient aux missives.

Tu ne m'en voudras pas si j'instaure en tes vers
L'ironie qui cruelle n'est pas moins nécessaire
Au ronflant de tes mots, prétendus litérraires.

Tu finiras bien sûr, par l'interrogation
Une sorte de poussée lyrique et débonnaire
Pour conclure, en un point, un point d'exclamation!

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 00:00

Pardonne mes sarcasmes, ils ne valent pas mieux
Que chacun des serments que t'ont fait mes silences
Tu crois que je promets sous la grandiloquence
De t'amener au ciel où nous serons heureux.

Je ne suis pas cet ange, de sordide et mielleux
Mes vers ne brillent guère de par notre clémence
Mais s'imbibent au contraire d'une once de démence
Aller! Viens te noyer dans le miroir des Dieux.

Ce reflet qui te noie, c'est le fruit de tes pleurs
Et Narcisse s'est penché pour y porter son cœur
La glace s'est brisée aujourd'hui sur ses lèvres.

Mais tu me reviendras, plus belle que jamais
Triomphante, et pourtant, si modeste de traits
Et tu me détruiras, en un frisson de fièvre.

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