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Qui Suis-Je?

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  • : "La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner." Jules Barbey d'Aurevilly, Les Diaboliques
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7 septembre 2014 7 07 /09 /septembre /2014 12:27

Un poème a bien peu de sens pour qui le lit
Sans connaitre l'esprit qui préside à ses vers.
Le lecteur titube comme buvant sa lie
Et maltraite le rythme, tout en en heurtant l'air.

Un poème est parfois abscons et sinueux,
Le sens en est caché sous le lustre vieilli
L'hommage d'une muse, un baiser avili,
Tout cela se rejoue à nouveau sous ses feux.

Le poète qui écrit, voudrait porter ses mots
Aux yeux de son espoir, mais la pudeur de trop
L'oblige à le tromper, en nommant le prétexte.

Le poète, de ses vers, s'est tressé une attache
Il s'est pendu à l'aube, suspendu à son texte
Et en guise de Chute, il a laissé la bâche.

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Published by Faust
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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 15:47

Toute ressemblance avec des personnes existantes est purement fortuite.

Ses yeux sournois et traitres épient chaque geste
Bleu-gris et souverains, ils s'animent parfois
Pour suivre du regard, un instant, une proie
Avant de revenir, dévisager le reste.

Dénuée de cynisme, elle balaie d'une main
Les règles, les décrets, les conventions tacites
Et demande "Pourquoi?", là où de l'implicite
Justifie les horreurs de l'Absurde et du Vain.

Quelques fois, animal, contre tous, elle s'insurge
Du royaume bestial, elle se fait le démiurge
Et désigne coupables, innocents et trépas.

Mais ce frêle nuisible, dressé d'indignation
Prête hélas plus aux rires, qu'à capter l'attention.
On en oublie parfois, qu'elle sera toujours là.

 

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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 01:11

Il est là, au revers de cette vitre sale
L'étranger, l'assassin, il est là, silencieux
Cet Hannibal grotesque singe jusqu'à nos yeux
Imitant chaque geste, jouant sans aucun mal.

Au réveil, il était là, tremblant de désir
Pour un plaisir coupable de la chair et du sang
Tu as trempé tes lèvres à son rêve dément
Et tu gardes à ton corps, les frissons de sa lyre

Je préfère le froid de sa couche de marbre
Aux passions qui t'étreignent, trop violentes pour moi
Du roseau et du chêne, je rend l'hommage à l'arbre.

Il est là, dans la vitre, chaque jour devant nous,
Mais ce n'est qu'un miroir, le reflet de nos voix,
Il est là, mais en nous, ce génie, ce tueur, ce fou...

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Published by Faust
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19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 23:15

La douleur, châtiment, d'avoir voulu du ciel
Décrocher des étoiles qui ne s'y trouvaient pas
Et pour couronnement, libérer l'éternel
Du fardeau de lumière qu'il conservait pour soi.

La douleur, pénitence, pour qui voulait des dieux
Révoquer leur empire et vivre pour lui même
Et qui vaincu la mort la fixant dans les yeux
Poussera à jamais la roche tarpéienne.

La douleur, en souffrance, mais non pas en tristesse
Qui structure nos maux, trouble nos caresses
Et construit l'univers des frissons de nos êtres.

La douleur, vieille amie, tu me manques parfois
Je préfère à ton souffle, les larmes d'autrefois
Et pourtant je t'envie, ces vers qui sauront naître.

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 13:46

Il y a rue Saint Jacques, une pente invaincue,
De grade en grade gravie, par de sombres étudiants,
Cette rue éternelle est l'hotel des amants,
Qui s'y retrouvent, le jour, en quête d'entrevues.

J'aime à monter ainsi cette joyeuse avenue,
Un regard au grand Louis, un autre aux bons vivants,
Une ombre silencieuse posé sur le pavement,
Et mon esprit s'égare de s'y être perdu.

Mon regard s'assombrit, jure encore une fois,
Et préfère souffrir dignement de ta loi.
Merci enfin, archange, de m'avoir redétruit.

Je redescends Saint Jacques mais n'attends plus tes yeux,
Mes larmes font de la rue, un Van Gogh qui reluis,
Car aujourd'hui je sais, que ce mot est adieu.

 

[Version modifiée pour la QDA]

 

 Mon regard s'assombrit, jure que cette fois,
 Je préfère souffrir que de m'offrir à toi
 Mais tu sais ma faiblesse et m'entraine en ton lit.
 
 Je redescends Saint Jacques mais n'attends plus tes yeux,
 Mes larmes font de la rue, un Van Gogh qui reluis,
 Car aujourd'hui je sais, que ce mot est adieu.

[End QDA]

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Published by Faust - dans Romantisme
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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 22:07

Ce n'est pas dans mes habitudes de retranscrire ce que je n'ai pas écrit moi même, mais voici les courriers du cœur (aux auteurs anonymes)

 

Fallait-il que tu aimes plus ce noble animal
Un gibier tout au plus, que nous, tes Valentins.
C'est là une injustice, qu'il faudra un matin
Kantiennement sacrifiée au bucher infernal.

Y a-t-il un soupçon quand à ma duplicité
Où tu vois le péché, je ne vois que manger
Un gibier tout au plus, voilà ce qui fait mal.

-----

Devrais-je me damner, pour paraitre à tes yeux,
À tes yeux ignorants, un peu plus qu'inconnu.
N'y vois pas une offense, d'un rêve entr'aperçu.
(Yeux tournés en arrière, me suffisait d'heureux.)

Ha, tu vois bégayer, sans cesse à ton regard
Retourne ce brasier, je mourais malheureux
Rien qu'à en mourir sans mourir dans tes yeux.

-----

Je ne crois pas aux Dieux, cyniques et arrogants
Je ne crois pas aux femmes, cruelles et insidieuses
Mais je crois en mes mots qui te rendent mal, heureuse,
Moi qui ne suis robot, sans âme et sans argent.

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 20:54

La lune est presque pleine et nous fiant à nos sens
C'est à ce chant obscène d'une vierge sans décence
Que nous rendrons nos armes et brisant nos défenses
Abandonneront au feu, nos masques d'innocences

Ils brûlent au feu secret, d'ancêtres agonisants
Le tertre souterrain dont la crête est en sang
Les impies portent idole de son corps ignorant
D'offices silencieux à leurs yeux terrifiants.

L'abîme est sans limite à nos pas déliés
Tandis que l'enfer gronde et appelle Vérité.
Je voudrais à ton front porter l'éclatement

Mais d'abscons tu te perds dans mes mots innocents.
J'offre devant tes pas un flambeau éclatant
Tandis que ton chemin est celui d'un mourant.

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 16:00

Devrais-je m'en vouloir de penser à une autre
Que celle dont les bras m'enserrent tendrement
Tu cherches dans mes yeux nos plus anciens serments
Alors que dans ma tête, ils ne sont plus les notres.

Tu ne vois mon regard qui ne s'anime plus
Ni la fureur d'aimer qui se ment à elle-même.
Je suis de mécanique, le ressort à l'extrême,
La montre est à l'arrêt, ce n'est que temps perdu.

Tu n'en est pas la cause, juste le mouvement
Sans cette fin brutale, j'aurais le sentiment
Que rien n'aurait changé à ce que j'espérais

Je ne partirai pas, j'ai promis ce silence
Je ne douterai plus et malgré sa présence
Je fixerai tes yeux, et je te mentirai

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 10:56

À l'ivresse mes mots, décrochés des étoiles
Portent le poids d'un joug imbibé de lumière.
Je resterai l'esclave de ses mots et ses verres,
Pour finir à la rue de la dernière toile.

La page s'est tournée comme un rire se voile,
Le chapitre est nouveau, mais le style est amer
Il s'écrit de lui même, dans le regret d'hier
À ce que la nature parfois ne se dévoile.

Nous sommes les acteurs d'un livre magnifique
Hymne naturaliste d'un auteur narcissique
Qui regarde s'écrire, nos rêves et nos serments.

Nous ne sommes rien d'autres que des outres curieuses
Emplies des illusions de nos vies vaniteuses.
Nous ne sommes qu'un souffle, nous ne sommes que vent!

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 11:50

Je ne pardonne rien, ni tes yeux, ni ton rire,
Je ne veux plus de rien, tu m'as déjà donné
Tout ce que tu pouvais me prendre ou de désir.
Et je disparaitrai sans la joie d'un baiser.

Je vis avec la rage et aux lèvres un sourire,
J'ai la fureur de vivre comme d'autres d'aimer
Ne juge pas trop vite, toi qui m'a fait mentir,
Car malgré tous ces mots, tu sais, rien a changé...

Allons ne réponds pas, tu ne saurais quoi dire
J'ai perdu l'espoir de te revoir Elvire
Dans tes yeux qui brillaient d'un peu plus de chaleur.

Tu ne m'inspire plus que l'adieu et l'ennui
Toi qui m'a inspiré la violence et l'envie.
Tu ne m'inspire plus qu'une ange de malheur.

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