Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Qui Suis-Je?

  • : dhuyp.net
  • dhuyp.net
  • : "La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner." Jules Barbey d'Aurevilly, Les Diaboliques
  • Contact
3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 18:25

Le monde brûle encor, il n'y aura pas de Nuit
Ces soirs où sans espoir, je ne rêverai pas.
J'ai appris du Silence, l'harmonie de tes pas
Et compris sans un mot ce que serait nos vies.

Il n'y a rien à dire, ni passion, ni folie,
Que le doux souvenir qui parfois restera.
L'étreinte, le sourire, j'oublierai tout cela.
Et laisserai ton nom disparaître sans bruit.

Tu ne liras jamais, ces vers qui te sont dus
Ni n'entendra ces mots, que je n'ai jamais sus
Te dire vraiment, ceux que tu connais déjà.

Je crois bien, qu'il y a en enfer, une place
Où ceci est un rêve, où la douleur s'efface
Et où nos yeux sont emplis non de feu, mais de toi.

Repost 0
Published by Faust
commenter cet article
19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 20:23

À te vomir mes vers comme sang de la plaie
Et verser dans leurs strophes un parfum de cyanure
Peu importe, ma chère, que ce soit de Nature.

La faute est, je suppose, d'en avoir trop fait
J'ai la faim d'absolu, de vivre à l'imparfait
Et brûler tout mes rêves comme un fou immature.
Tu ne comprendras pas ce vœu de déchirure,

Que tes mots sur les miens à mes yeux appelaient.
Je t'ai tendu la main comme un cri de douleur,
Comme un appel à l'aide venu du fond du cœur.

Tu n'as vu que joueur où moi j'étais blessé.
J'ai la fin d'absolu, de vivre à l'imparfait
Cette histoire passée que déjà tu connais.

Repost 0
18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 20:07

Le poète est un charognard, c'est un bousier infâme,
Qui cultive ces vers dans le morbide d'autrui
Le poète n'a rien d'être noble ou instruit
C'est un coprophile n'adorant que le drame.

La souffrance pour lui a le goût d'une femme,
D'un conte impersonnel qu'il a parfois écrit.
Il se vautre d'excès pour construire l'exquis
Oubliant à quel sang, il a trempé sa lame.

Le ton est bien sinistre, pour ce sombre abruti
Ce danger sans limite, cette vile ineptie,
Le ton est bien sinistre, pour en venir de moi.

Mais je connais la joie de peindre la tristesse,
Le plaisir grandissant à la douleur maîtresse,
La couleur de tes larmes sur le papier de soie.

Repost 0
15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 22:45

Il n'y a que violence quand je parle d'amour
Comme un loup tourmenté, par la faim et la peur.
Je ne sais pas doser le bruit de ma douleur
Quand elle se déchaîne de ses plus beaux atours.

Elle soulève ma plume et la balaie au loin
Un instant, elle m'emplit d'une joie infinie
Avant de me laisser, hébété, indécis,
Sur le chemin perdu, d'un autre lendemain.

Je l'aime et j'en brûle. Je vis de ma passion.
La tendresse déborde au delà de raison,
J'en oublie trop souvent, le plaisir et le goût.

Je sais, je ne suis rien, je n'ai jamais été
Autre chose que rien. Que cet oubli passé,
Même pas un ami, je ne suis rien du tout.

Repost 0
Published by Faust
commenter cet article
14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 22:26

Il n'y a de Justice dans le cœur de l'Homme
Que pour en oublier son manque dans l'amour.
Quand l'injuste s’amende, et qu'il trouve toujours
La tristesse mêlée au sentiment des pommes,

Comment voulez vous croire qu'il ne tourne le dos
Et ne perde l'espoir d'un moment triste et beau.
C'est en mentant au mieux, qu'il a eu de la Chance,
Et seule, Vérité, le perd dans sa souffrance.

Ces larmes qui paraissent, aux rebords de mes yeux
Je tente de les cacher, et parait un peu mieux
Mais rien n’apaisera ce manque qui les emplit.

Je souffre tout entier de tendresse éclatée
D'un sentiment violent, fait d'amour et de vie.
Je pleurs, est-ce un tort, un tort que de t'aimer.

Repost 0
Published by Faust - dans Romantisme
commenter cet article
2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 23:06

Il me vient certains soirs, une envie inconnue
Le désir de brûler le monde silencieux
Violent et palpitant, la colère me remue,
D'où vient elle? Je ne sais, peut-être de ses yeux.

Non, ne regarde pas, je la sens revenu.
Son souffle est sur ma nuque, sa main dans mes cheveux
Un frisson me traverse, déjà je suis perdu
Et je sens repartir sa lumière et ses feux.

L'enfer se déchaine, sous le calme souverain,
Chaque pas se mesure, à l'orage qui vient
Et je peine à retenir le masque appaisé.

Je suis Hyde d'un soir, Jekyll pour le suivant
D'une fièvre sauvage à un contrôle apparent,
Je suis, me direz-vous, un serment oublié.

Repost 0
Published by Faust
commenter cet article
20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 01:00

L'aiglon a des hauteurs, trouvé son rival
Et par bien des égards, ils ne doit qu'à lui-même
D'avoir brûlé ses ailes et perdu son poème
Dans l'espoir de ne craindre que la dernière étoile.

Avez-vous vu son vol, arrogant, vaniteux
Il croyait en ses rêves, ils sont brisés, voilà!
Il ne volait de rien, que certitudes et foi,
Mais sa confiance s'est mue en cynisme furieux.

Il en voulait au ciel de brûler plus que lui
Et à la Terre entière de vivre dans l'ennui
Il aime, et s'abandonne aux sentiments heureux.

Il aime un rossignol, un oiseau magnifique
Qui chante la douleur comme chant du tragique.
Il aime un bel oiseau, et être malheureux...

Repost 0
Published by Faust - dans Romantisme
commenter cet article
19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 00:32

Comme de désespoir, que je ne croyais plus
À nos mensonges, hier, à nos rêves, demain,
À l'avenir sans doute, que je prendrais en main
En disant calmement, tout ce que j'ai prévu

La partie est jouée, plusieurs coups en avance,
Le hasard ne vaut rien contre la stratégie
Il te reste le choix, voudras tu mon amie
M'accorder cet honneur de quelques pas de danse.

Je prends à contre-pied la mesure de l'être
À l'envers du passé, je détruit le paraître
Et construit devant toi, un monde différent.

Veux tu le couronner ce déchu renaissant
Ou condamner à vivre son amour balbutiant.
Veux tu m'aimer enfin, veux tu m'aimer vraiment

Repost 0
13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 17:48

L'Auteur est un curieux et marche sans arrêt
Il veut voir de ses yeux comment le monde est fait
Quand à sentir la brise, il voit venir la pluie,
C'est son art qu'il exerce de la peindre à l'envie.

Le jour, tout à l'ennui, il recherche les vices
Qui apaiseront les cris ceux qui le soir l'emplissent,
Il veut voir la lumière au règne de l'obscur
Et tromper la misère sous de vaines coutures.

Toi qui a pris ses mots pour décrire l'instant
Amie, ne l'oublie pas, laisse lui un moment
Il plonge dans ses rêves pour peindre les enfers.

Sais tu ce qui le hante, quand il ferme les yeux
Quand soudain dans le noir, il affronte ses Dieux.
Sais tu ce qu'il le hante, quand il voit la lumière...

Repost 0
8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 12:32

De raisons ou d'espoirs, je n'ai que ton sourire
Et l'étreinte funeste de le voir disparaître
Je vis dans sa lumière et l'illusion d'en être
Et pleure à l'idée de le voir repartir.

Peu importe le faux, j'ai besoin de le croire
De dresser ton image, icône souveraine,
Devant ma peur, ma honte, devant la nuit du soir.
J'ai besoin de ce rêve, et d'oublier ma peine.

C'est la beauté d'aimer, de porter ce secret
Comme silence perdu, aux esprits sans attrait.
Car pourquoi vivons-nous? Nous vivons pour aimer.

Je n'ai plus comme espoirs, que tes yeux tristes et clairs
Que de voir ton coeur battre, ton regard sûr et fier
Car pourquoi vivons-nous? Nous vivons pour rêver!

Repost 0
Published by Faust
commenter cet article