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Qui Suis-Je?

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  • : "La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner." Jules Barbey d'Aurevilly, Les Diaboliques
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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 12:27

Que coule donc le sang de ses deux cuisses offertes,
De ce gouffre sans fond qu'une lame transperce.
Que coule enfin le sang à des mœurs désuettes
Sur ce plaisir éteint qu'une douleur traverse

Le sang du sacrifice consacré à la bête,
Quelques gouttes qui perlent comme ultime commerce
Au démon satisfait par l'extase muette
Qu'une pénétration sur le corps exerce.

Un flots tumultueux frémissant de désir
Remontant lentement jusqu'au plus pur plaisir
Jusqu'aux derniers frissons des lèvres qui gémissent

Un doux cri s'en échappe aux douceurs interdites
Une mélopée triste aux accents insolites
D'un corps s'éveillant aux profanes offices.

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 12:26

Douleur aux douces mains
Douleur au doux sourire
Veille prendre en ton sein
Un homme qui veut mourir
Mort au dedans comme une branche pourrie
Je suis un arbre entier dont s'échappe la vie
Un arbre déraciné par toutes les tempêtes
Un arbre déraciné qui ne veut plus être.

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 12:25

Bay

Feuilles jaunies tombant du ciel, couleur cuivre
Des merveilles, l'astre mort, enfin, prend son repos
Fatigué de subir du temps les lourds assauts,
Le brasier où nul homme n'a jamais pu survivre.

Ce soleil est l'amour, dont hier encore ivre,
Tu jurais sur ton cœur: Fidélité! Grand mot...
C'était l'été toujours, Apollon était beau
Et Tantale affamé reprenait gout à vivre.

L'oracle du Parnasse, sur son rocher de feu,
Se rit de l'audace, insensée, des amoureux
Qui, comme le poète, veulent défier Chronos.

Ne comprennent-il pas que le cœur reste libre
Qu'il ne faut l'étouffer dans un étroit topos
Que seule sa Liberté gardera l'équilibre!

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 12:23

Cette stèle où s'arrêtent les plus grands des tyrans,
La pierre du tombeau où s'agenouent les rois
Consacrée dans le sang sur le linceul de soie
À la divinité cruelle de l'amant.

Au poison délicat choisit l'acier tranchant
De l'amour sacrifié à la rigueur des lois.
Ceux dont le sacrifice a provoqué l'émoi
Sur la roche tarpéienne ont fuit leurs sentiments.

Véronne sera Sodome qu'ils seront toujours là,
Frère Laurence, Capulet, Montague, Mercutio
Jouant leur rôle éternel ab urbe condita.

Tandis qu'au maussolé où repose leurs enfants,
Juliette retrouve enfin son cher Roméo.
Cette stèle où s'arrêtent les plus grands des tyrans...

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Published by Faust - dans Romantisme
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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 12:22

Regardez ce miroir que vous tend notre Histoire
Ceux que vous nommez fous et despotes sanguinaires
Ne sont que les éclats de génies légendaires
Qui par le feu, les armes ont su saisir la gloire

Regardez les surgir de notre obscur passé
Hitler, Napoléon, Néron et Monsieur Thiers
Autant de dictateur à la poigne de fer
Illuminant leur siècle de villes enflammées.

Regardez donc ces hommes au destin laborieux
Qui parfois audacieux mais toujours victorieux
Ont laissé leur empreinte à jamais sur la Terre

Il y a peu de l'homme à la dame de fer
Que le nom d'un parti que le nom d'un génie
Qui laissent en profondeur la trace de leur vie.

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 12:21

Fais craquer ce vernis, tant de fois recouvert
Pas l'épaisseur de fer du vieil esprit bourgeois
Ton âme est asservie à ses canons étroits
A ces diktats stupides d'une vie bien austère

Ne sacrifie pas ta vie à de bonnes manières
Que d'années de perdues à respecter ces lois
Que d'années de perdues à ne pas être soi
En silence, en non-dits, mariée mais solitaire.

Une voix s'est levé parmi la multitude
Qui brisera le sceau d'anciennes servitudes,
Qui cassera, enfin, les chaines de la morale.

Une voix s'est levé, suis là donc toi, l'esclave
Affranchi toi des codes, de ces lois ancestrales
Et sois libre, sois libre et sans aucune entrave.

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 12:20

Une lèvre effleurée d'un frisson isolé,
Un buste qui se penche par delà un abime
Et se pose en silence sur un coeur anonyme
Les pétales noircis d'une rose effeuillée

L'instant se hate, cours, se jette tout entier
Le temps suspend son vol, une seconde infime
Précipitant la fin dans un baiser sublime,
Une lèvre effleurée d'un frisson isolé.

Une messe consacré au plus ancien des cultes
Où les clercs sont fidèles et l'amour est sacré
Où la prière est dite au lieu où l'on exulte.

La Passion n'est d'aucun, elle est tout en chacun
L'amant est éveque qui consacre le vin
Une lèvre effleurée d'un frisson isolé.

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Published by Faust - dans Romantisme
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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 12:16

Où est donc cet oiseau, cette immortelle muse?
La nature embrasée par les feux de l'aurore
N'est plus que masse sombre calcinée par la mort
Lieu d'opprobre et de honte où se loge Méduse

Où est-il ce trésor -des poètes s'amusent-
Eldorado de chair ou cadavres en or,
La vision chaotique de la fusion des corps,
Cauchemar psychotique des sens qui nous abusent.

Ce monde qui s'embourbe dans la lie millénaire,
L'hypocrite vertu empoisonnant la Terre
Sera-t-il un seul homme pour la jeter à bas?

Plutôt qu'à un seul cœur dédier toute sa vie
Sacrifions notre amour à un autre profit
Il est trop peu d'un corps pour remplir celui-là.

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 12:10

Babylone orgueilleuse, entends-tu ce noir chant
Montant de mille gorges, chant de rêve et d'espoir,
Rappel d'humilité, paroles de victoire
De Commune enflammée par Monsieur Tiers sanglant.

Ami rappelle toi des râles agonisants,
Des corps déchiquetés qu'on retrouvait le soir
Dans les murs d'un Paris enveloppé de noir,
Ville lumière en feu, qui pleure ses enfants.

Une voix s'est levée parmi la multitude
Qui brisera le sceau d'absurde certitude
Et rompra la digue de la folie des hommes.

Mais la révolution, la lutte terminée,
Ne saurait dans le sang pouvoir se perpétrer
Et les frères ennemis séparèrent la pomme.

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 12:05
Carpe diem
Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie
Ainsi parlait Ronsard à sa charmante amie
Renvoie alors dehors ta voisine la Mort
Pare-toi de la Joie, change vite d'habits
Et vie au jour le jour car le bonheur est d'or
Des espoirs oubliés, de mon lointain passé
Irisante noirceur qui abîme mon cœur
Est-ce donc cette nuit la plus noire des heures ?
Maudite, la douleur qui toujours est restée

Spleen
Malgré mes demande de plus en plus pressante
Où j'implore votre clémence 
Refusé, je le crains par votre Excellence
Terre en ton sein, je reposerais d'un sommeil éternel !

Feu

Faut-il cela que deux corps frigides ?
En les frottant on transforme la timide, 
Unique étincelle en feu homicide
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