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Qui Suis-Je?

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  • : "La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner." Jules Barbey d'Aurevilly, Les Diaboliques
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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 15:18

Je veux peindre la mort, rampant dans tes rues vides.
Monde détruit de Dieu, le Sacré t'a maudit.
Chaque ville est Babel, s'effondrant sur nos vies,
Tandis que la roue tourne, toujours frappe le Cid.

Un Homme s'est levé, la voix sombre et acide.
Les damnés se sont tus, vos guerres sont finies,
Quand Il montra son poing, le Ciel s'est assombri.
Enfin, Il souriait, le sombre Déicide.

Que peut faire un déchu, sinon combattre? encor!
Quand Il prit la parole, les anges l'écoutèrent.
Il parla de là-haut, Il parla pour vos morts.

Un par un, ils suivirent le décadent parjure,
Les Quatres tomberont, leur cri sera murmures.
Quand se relèvera, le Porteur de Lumière.

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 20:55

Déchiré, tu me hantes, désirée, je te chante,
Je murmure ton nom quand le sommeil arrive
Et j'emporte avec moi tes mots sur l'autre rive.
Mais je suis fou, sans Toi, que tes lèvres me sentent.

Damné, au premier jour, tu te tenais, tremblante.
Le soleil m'a brulé, et mon corps dérive.
Habitant de l'obscur ma flamme est toujours vive
Quand ta peau me brûlait d'une ardeur dévorante.

À présent, à genoux, j'implore tes baisers,
La sève de ton cœur a ce goût de péché
Et d'ivresse suave, j'aimerais être là.

Pourtant je suis ailleurs, bien trop loin de tes yeux,
Et pourtant je suis las et mes sens sont envieux
De braver l'avenir pour n'être plus... qu'à toi.

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 22:05

Au nom d'un peuple éteint, ma plume s'est levée,
Et les mots inhumains courent sur le papier.
La douleur, sombre et froide de la masse rampante
Guidait par la folie ma main vive et tremblante.

C'est la voix de Sodome, les pleurs des Macchabées,
Que la fièvre murmure à ma muse affolée.
Comment ne pas céder à la messe démente
Quand c'est du feu de Dieu que naquit la tourmente

Devrais-je ignorer le chant de la souffrance,
Laisser les morts pourrir sans faire leur défense
Contre un Dieu vainqueur de leur dernier génie.

Je ne laisserai pas le temps vous engloutir,
Messager des maudits, je porte vos sourires,
À la vue terrifiée, des prêtres de la Vie.

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 19:20

Ange déchu, miroir brisé, les mots te blessent
Toi que j'aurai aimée, toi que je haïssais,
Ô reflet déformé, que je te deviendrai.
Je ne veux plus te fuir pourtant je te délaisse.

Et bien pire salaud que toi, à cette ivresse
Des beaux jours sacrifiés, aux cœurs rendus, défaits,
Je me mépriserai, et le reconnaitrai...
Mais cela est hier, voilà d'autres maitresses.

Encor pensif, déçu, comme la nuit tombait,
D'un bond, je fus Satan, et toujours je chutais
Un peu plus bas, mortel, de Folie passagère.

Non que je fus meilleur, ni que je serai pire,
Mais le sang dans ma bouche a le goût d'un Empire
Dont je serai le Roi, et dont tu seras la Terre!

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 12:52

Aux murs ensanglantés, assis, un enfant pleure,
Ses yeux fixent les morts, et l'Éternel, vitreux.
Une balle a traversé son front blême, et heureux.
Et, son bandeau, dit pour lui "Mort pour un jour meilleur"

Mais ces corps alignés, dont les os blancs affleurent,
Ces hommes assassinés, éclairés par le feu,
C'est un peuple en colère, un peuple qui vaut mieux.
Paris s'est embrasé, pour honorer leur cœur.

C'est au père Lachaise, leur dernière maison,
Alors n'y pensons plus, à tort ou à raison,
Leur chair se putréfie, laissons donc leur Histoire.

Le père tue son fils, le sang sur le pavé,
Le pays se soulève, et suit le drapeau noir.
Pour que demain triomphe la France libérée!

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 12:51

L'ombre convient bien mieux, à celui qui déclame.
L'aurore est dangereuse aux enfants de la nuit,
Quand leur laideur surgit de la beauté enfuie
Et quand leur malheur point et éclaire le drame.

Sous la lueur, Christian, ravit l'amour des femmes,
Tandis que Cyrano fait croire à son génie.
La voix et l'imposture, mêlées sans jalousie,
Firent du sot bellâtre, le héros de ces dames.

Roméo, ton amour, n'en est que plus risible,
Tu as tué ta belle, en te fiant au visible,
Alors que l'âme éteinte ne faisait que t'attendre.

Amant, arrête-toi et écoute l'obscur,
Où Cyrano t'appelle, où Roméo murmure,
Et remercie ces morts à la plume si tendre

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Published by Faust - dans Romantisme
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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 12:48

Je t'ai aimé, jadis, d'un con pari, gagnée.
Tu étais ma victoire, tu étais mon trophée,
Je te voyais conquise, cela le savais tu?
Je t'ai aimé jadis, d'un vieux pari... perdu.

Le Fou fut triomphal de s'être cru lancé,
Danger, ses yeux criaient, Danger, c'est le passé!
Danger ses yeux pleuraient... Danger, hier n'est plus.
Je t'ai menti, moquée. Hélas! Me croiras tu?

J'ai suivi mon chemin, et tu as fait le tien,
Qui pensais que j'aimâmes, toi que j'eusse si bien?
Car je revis ton feu, bruler mon âme de Pierre.

Mais, a-t-on jamais vu, la foudre retomber?
Tu m'ignores. Merci! Mon coeur, encor, brisé.
Je n'osais plus haïr. Ô merci! De te taire...

À Lily

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Published by Faust - dans Romantisme
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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 12:42

Bruits, cris, rires, musique, tout se mélange, se heurte
Paupières qui ferment, fatiguées, énervées,
Le cerveau hurle stop au corps inanimé.
Et pourtant il se lève, et pourtant il s'aheurte.

Pensées n'est plus qu'un mot, dans la mer de T-shirt,
Je ne suis plus un seul, je suis une mêlée,
Qui grouillent sans arrêt, foule désincarnée,
Qui de l'Homme se joue, qui avec néant flirte.

Mon esprit est captif, des nimbes de l'alcool,
De ce corps qui s'agite au rythme des paroles.
D'une transe du feu qui coule dans mes veines.

Mais je ne peux dire, ce qu'on ne peut que vivre,
L'impression de partir, de prendre un bateau ivre,
Et toutes mes paroles seront à jamais vaines...

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 12:37

Si je pleure aujourd'hui, ce n'est pas de tristesse.
Si je pleure aujourd'hui, ce n'est par détresse,
C'est que sur mon chemin j'ai trouvé une amie
C'est que sur ce chemin j'ai retrouvé la vie.
Merci.

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 12:33

Ô nuit, nuit céleste méprisé du Poète
Cet oeil cyclopéen qui là-haut nous contemple
Se riant en silence de nos piètres exemples
Sait il que nous serons les enfants des comètes?

Sait que de son pied, l'Homme a foulé sa tête
Et ainsi profané, le plus ancien des temples
Sait-il enfin cet astre que, d'un mouvement ample,
L'Homme a fait de ses terres sa dernière conquète!

Du premier des drapeaux à la dernière balle
Lune, miroir brisé au doux reflet tribal
Pierrot et Bergerac, à présent orphelins

Pleurent pour les Oiseaux et le triste Arlequin
Pleurent pour tous les rêves, pleurent pour tous les sages
Que les Hommes ont brisés en mythiques images.

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