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Qui Suis-Je?

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  • : "La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner." Jules Barbey d'Aurevilly, Les Diaboliques
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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 19:52

Je ne voue pas le spleen mais je loue le Maudit,
Ce sombre compagnon au miroir endormi.
J'ai cru, un jour peut-être, l'avoir fait disparaître,
Mais au reflet de l'encre je l'ai vu reparaître.

Tourmenteur, vieux démon, nous sommes deux amis,
L'un apporte la plume, l'autre crée la folie.
Pardon d'être parti, car je ne veux plus être
Que vivant de douleur et brillant de paraître.

De César, je revêts les lauriers d'empereur
Un sourire, un baiser libertin, joli coeur,
Mes yeux sont larmoyants de voir vaincu la fleur

Car hier se souvient et n'est que souvenir.
Je souffle la bougie et les lèvres à venir
Auront le goût salé des sanglots d'une autre heure. 

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18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 13:00

Stakhanov n'est pas mort qui frappe encore la France,
Quatre-vingt ou cent mille expulsés sans patrie.
Petite plan quinquennal , laissons les sans abris,
Les racailles et Kärcher, sécurité, violence.

Petit chef, grand monarque, quelles sont tes exigences?
La Gaule est bien trop peu, pour le père petit.
Tu veux plus, toujours plus, sécurité, Loppsi...
Libertés abolies, mater la délinquance.

Mais n'oublie pas hier, drapeau rouge et de sang,
Soixante-huit n'est pas loin, n'oublie pas...
Poing tendu, serré d'un peuple qu'on trahit.

Pays des droits de l'Homme, regarde ce Duce.
Quand c'était les cités, tu ne lui a rien dit,
Aujourd'hui ce sera nous, oseras tu parler?

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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 12:38

Et de corde contre crin, le pendu se balance.
Violoniste violé, artiste violenté,
Son corps métronome pianissimo grande
Frappe un peu trop fort la mesure au silence.

Dies irae aujourd'hui, il expie sa souffrance,
A la note parfaite d'une messe chantée.
Lacrimosa, ou pleurs, nul ne peut l'imiter,
Quand il tirait du coeur, ses airs de la démence.

De ses nuits à graver, lettres ou partitions,
De ses nuits à rêver de grâce et rédemption,
Un morceau lui resta comme une mélodie.

L'adorée mie dorait, la dorée clef de sol.
Croche, blanche et ronde d'une valse d'école,
En habit d'apparat, la marche, la voici! 

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Published by Faust - dans Romantisme
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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 19:24

RER

Chaque quai crie ton nom et mes lèvres murmurent,
Ce mot qui semble vrai mais à mes yeux si sombre,
Tout paré de lumière, il consume les ombres
De la rame sinistre que l'Homme dénature.

Les visages défilent mais pas un ne rassure,
Le métro disparait dans la brusque pénombre
Mon coeur te poursuivant à travers ses décombres,
Regrette cet instant, enfui à tout allure...

J'ai pris le mauvais train, je l'ai pris en avance,
Je n'ai plus aujourd'hui qu'à subir tes silences,
Dans la senteur morose de mes tardifs remords.

Je veux te le hurler mais ne fais que l'écrire,
Que tes yeux m'ont charmé et que tes mots m'attirent,
Que je t'aime bien plus que je ne t'aime encor... 

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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 17:46

Orgueil et vanité, je ne suis plus Joueur,
Le combat finira sans que mon pion s'avance.
J'abdique cet honneur de la dernière danse
Et la laisse au prochain, surement bien meilleur.

Le roi est mort, enfin, il n'est plus joli-coeur.
Il a laché ses reines pour une dame blanche,
Mais tout à son ivresse, il a perdu la manche.
Le roi est mort, enfin, et, à genoux, il pleure.

Fin de partie, déjà, Beckett sera content.
Libertin amoureux, tes aveux sont de sang,
Tandis que tout s'effondre, tu as la tête haute.

Coup par coup, tu reviens, un sourire aux lèvres
Un orage en tes yeux, tu gémis de fièvre.
Dans ton délire répètes, que ce n'est pas ta faute!

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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 19:54

Sourire effacé, à mon approche,
Rire qui se tarit, un reproche.
Je voudrais lui dire: Je t'aime
Ne reçois que mépris, et blasphème.

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Amères sont les larmes qui coulent sur mes joues
Comme autant de rappel à l'échec du fou
Mon malheur a un nom c'est celui de passion

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Je ne suis guère plus fertile que l'arbre coupé
Sur mes branches émondés se perche le vautour
Et tel un Attilla de l'esprit, derrière mes atours,
Sous mes coups cruels, aimer a cesser de signifier.

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You have smelt my taste,
You have seen my suffering
And I would to say,
Just, I'm so sorry.

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13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 11:36

Entends le monde est fou, et moi aussi d'ailleurs.
Entends leurs cris, leurs larmes, le fracas de leurs armes;
Entends danser la lame, entends couler leurs larmes,
Entends gémir tout bas la moisson du Seigneur.

Un quart sera de sang et un quart de sueur.
Quand d'en haut sonneront les dernières alarmes,
Je laisserai ma plume pour reprendre les armes
Et combattre les anges au côté du malheur.

Car j'en suis le soldat, un coeur froid et aride,
L'être ployant de feu et de conquètes avides,
Un souffle jamais mort tant que vivra l'enfer.

Le rêveur ne meurt pas qui sait prier ses dieux,
Il vieillit sans flétrir les diatribes en vers,
Pourvu que flambe alors la Folie en ses yeux. 

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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 23:58

Dans le sang et la chair, déchirée en morceaux,
Je sens, l'âme légère, comme un grand repos,
J'ai chanté la colère, honoré les démons,
Mais c'est la main de Dieu qui a fait mon pardon.

Enfin j'attends sans cri, de voir chanter l'oiseau,
Le rossignol bleu-gris au chant qu'on dit si beau,
Que tous ceux l'entendant s'excusent les affronts,
Et accepte leur destin avec résolution.

Tu es cet oiseau vert et je crois en ton chant,
Il ne te faut qu'un mot pour que je sois vivant,
Un mot, serment abstrait, et un point sur le i.

Sauras-tu affronter mes sinistres fantômes?
Sauras-tu accepter que je ne suis qu'un Homme?
Et sauras-tu m'aimer, et m'aimer sans ennui!?  

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Published by Faust - dans Romantisme
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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 23:31

Sur l'île d'Aphrodite, je ne croyais en rien,
Ni amour ni ami, mes yeux portaient au loin,
Loin de ma solitude, loin des mots sur moi,
J'ai croisé un regard, -oh!- je t'ai croisé, toi.

Tu as pris mon cynisme, et gardé l'être humain,
Je t'ai déçu - pardon! - d'avoir été crétin.
Pour plaire au populaire, pour approcher les rois,
J'ai renié ton regard, pour ne penser qu'à toi.

Quand la geôle ferma, je pensais à tes mots,
Qui aurait cru, plus tard, qu'il calmerait mes maux.
Résigné, j'attendais de te donner raison.

Bientôt deux ans -déjà!- que le temps passe vite,
Une amitié sincère sans à être hypocrite,
Meine liebe Freundin, deux ans de déraison!

Für dich =)

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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 10:15

Et de feu, et de sang, mêlés sur le bitume,
Mes muscles s'arcqueboutent d'une sourde amertume.
Une impression d'échec, de strophe inachevée,
Je souris au futur, à la morgue, au passé.

Un corps privé de vie, un regard de légume,
L'ironie, le sarcasme peints encore, posthumes,
Ma chair est déchirée, mon crâne est explosé,
Un tout dernier rictus, un doux rictus... figé.

Pas de regret, pas d'avenir, pas de retour,
Je ne te crains plus, Mort, je viens avec amour
Dans tes bras, affranchi, plus de peur, plus d'orgueil.

Donne moi donc tes lèvres, juste un mortel baiser,
Un souffle qui s'enfuit dans la folie damnée.
Un ange se penchera et ferma mon cercueil.

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