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Qui Suis-Je?

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  • : "La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner." Jules Barbey d'Aurevilly, Les Diaboliques
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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 12:35

La chevelure

Cheveux châtains d'automne, regard mutin aux hommes
Visage d'ange qu'une chevelure couronne 
Un air de sainteté dont tes boucles résonnent
Cheveux pour lesquelles ont eu brûlé Rome.

Dieu, y a-t-il plus beau? Son cuir pour seul royaume.
Un empire capillaire qu'au printemps on moissonne
Vaut bien tous les règnes des Grands Rois de Lisbonne
Et dès lors, ils méritent le plus brillant des baumes. 

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 23:00

N'y a-t-il donc que toi pour pouvoir me comprendre
Ma très chère ange noire, infante du démon
Que d'occultes dessins , que de noires raisons
M'ont fait te rencontrer un doux soir à ce pendre.

Nous étions fous alors ne laissant que des cendres
Sous nos pas enflammés brûlants de déraison
Nous étions tous les deux, toi Merteuil, moi Valmont,
Pour détruire un plus nous aurions tout pu vendre.

Côte à côte, dos à dos, nous cheminions ensembles,
Sans jamais nous croiser. Vivant où bon nous semble,
On poussait n'importe où. Toi la Rose, moi le houx

Nous serons séparés, demain -hélas- assassin
Et chacun, nous vivrons, chacun notre chemin.
Orphelins sans retour, il ne reste plus que Vous!

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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 14:55

Amis, rêves envolés, partis et condamnés
Maudits, je dis adieu à vos sombres dépouilles
Baal vous accueillera de sa fourche qui rouille
Reposerez alors, enfin en apaisés

Et lors ce couple, uni, par la mort, associé
Valmont rejoint Merteuil sur la couche qu'il souille
Incrustant de son corps le charbon et la houille
Ne laissant soin qu'au vers d'enfin les transformer.

Thanatos et Chronos, travaillant de concert
A renvoyer Agape et Philia aux enfers
Pour bientôt, les passer, toutes les deux par les armes.

Comme Ronsard le fit, je ferais de vos âmes
Eternel souvenir plus coupant qu'une lame
Ne laissant sur mes joues que douloureuses larmes. 

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Published by Faust - dans Romantisme
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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 14:33

Silencieux fatigué, l'oeil rivé sur l'écran,
Il attend. Il attend qu'enfin apparaisse
L'image, la question comme autant de promesses
De résoudre l'énigme d'un panneau à fond blanc.

Un cercle bleu s'annonce, un triangle de sang
Ceinture et accident, il se bat en prouesse
Jusqu'à ce que de l'écran, la lueur disparaisse
Les armes à la main, il s'avance. Lentement.

Improbable duel, face à face, code au poing
enfants d'une destinée, il n'en restera qu'un,
Peut-être, sur le bord, d'une nouvelle route.

Nous serons vingt, demain, à prendre l'autoroute
Nous étions cent, hier, à prendre le chemin
A tenter le futur, le code entre les mains. 

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 19:17

Pourquoi me faudrait-il, toujours tourner le dos
A ces mains qui se tendent, à ces bras encor chauds?
Pourquoi dois-je pleurer dans mes mains entrouvertes
A masquer aux profanes ma fierté découverte?

C'est un loup de velours qui cache mon fardeau
Qui donne à mon visage ses contours hivernaux.
C'est un loup ironique qui vous en déconcerte,
Qui vous guette narquois, regard vif et alerte.

J'aime ce doux parfum, des intrigues et secrets,
Sentir vos inimitiés, intimités, vos attraits.
Quand Cupidon du Ciel lance sa plume d'or

je la vole ici bas et en fais de l'argent
Que je troque toujours à un triste amant.
Tiens ma plume, Christian ; je t'offre mon aurore.

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 19:17

A vous deux,                  
mon éternel fratrie de chasse.

Je ne peux que haïr la route des enfers.
Nul péché, nulle flamme, nul démon grimaçant
C'est une route creuse, silencieuse et austère
Où Khronos joue encor à se rendre agaçant.

Abandonné des Dieux sur ce chemin de pierre,
J'ai troqué de Sisyphe, le statut de l'Errant.
D'une route sans fin, le dernier pavement,
Je foulerai ce sol bien après la Terre.

Cette image est l'avenir que je me suis choisi,
Tout de feu et d'enfer, tout de mots et d'envies,
Un brasier dont nul homme ne sortirait... pourtant.

Mais un pas après l'autre, je survis, malgré moi,
Sous le nom d'immortel, des derniers des Titans.
Vin sanglant et ambré, buvons à notre Loi! 

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 21:52
J'ai joué mon propre rôle, sans le savoir vraiment,
J'ai tenu de mes mains l'avenir qui souriait
Et je l'ai jeté. Loin. Vers le temps qui s'enfuyait.
Vers celle qui guettait, vers l'absolu néant.

 


Je l'ai jeté sans pleurs, j'ai regretté pourtant.
Je me croyais sans cœur, je croyais seulement,
Je n'ai fais que tarder à vouloir l'accepter.
Comment peut-on y croire, que je n'sois qu'égaré?

 


Je crois que je suis ivre, pourquoi pas, pourquoi pas,
Les sonores abîmes appelle encore une fois
Tandis que du chaos une seule certitude,
... J'espère, je t'aime, etc.

 


Il est trop tard, que des regrets, je n'peux rien faire,
Il est trop tard, car je t'aimais, c'était hier.
Mais mes mains tremblent, à te relire, je n'sais que dire:
C'était hier, que je t'aimais, mon Altaïr!
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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 20:49

Je veux au fer rougi marquer notre avenir,
De l'empreinte qu'un maître laissa sur notre Terre.
Pensais tu que sans ailes, il choisit de mourir?
Il a préféré vivre et fonder notre enfer.

Qui suis-je pour comparer, nos coeurs à Lucifer,
Qu'un modeste rêveur, un déchu sans lumière,
mais je suis plus qu'un fou, je serais un saphir
Pour briller à tes doigts sans regret, sans mentir. 

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 02:16

Parce que notre sang, comme une encre effacée,
Marque les pas d'hier et les poings de demain;
Parce que pour le pouvoir, vos mains se sont levés
Comme la serre avide, du charognard ... commun;

Parce que vos mots nous souillent, de lâche humanité,
Tandis qu'à vos pieds, supplient les crèv'la-faim;
Parce que nous voyons ce que vous nous cachez:
Ils ne sont pas des chiffres, ils sont des êtres humains.

Pour chacun de ces maux, je me lève, à genou...
Pour chacun de ces morts, un rictus un peu fou.
Et pour chacun de nous, créons un devenir.

Pas d'Ségo, ni d'PS, pas de drapeau sanglant,
Mais la voie de justice, la voix du changement.
Nous gagnerons, un jour, un nouvel avenir.

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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 10:49

Quand le temps arrivera de reposer les armes,
Je serais le premier à libérer mes larmes.
Je pleurerai hier et les jours passeront,
Avant que ne tarissent les valses du violon.

Mais demain ne vient pas et ses tristes alarmes
Ne sont pas plus pour moi que l'écho de vos charmes.
Quoi? Déjà sont flétris, vos Beautés, mes raisons,
Et vous plaignez de n'être rien de plus, qu'un soupçon.

Mes baisers ont pris goût de salut de Judas,
Je ne suis plus un ange mais salaud sans éclat,
Pourtant tu me reviens dans les bris d'un rêve.

Et j'écarte mes bras comme l'ange ses ailes,
Tu crois  te réfugier en mon sein de mortel
Quand dans l'obscurité, le démon ... se relève.

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