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Qui Suis-Je?

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  • : "La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner." Jules Barbey d'Aurevilly, Les Diaboliques
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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 20:37

 

Vous tissez de vos mots un masque indifférent
Et à nos bras ouverts, vous opposez la haine.
Puisque nous ne croyons en vos Dieux ni vos reines
Vous fermez vos frontières et brisez nos enfants.

Mais nos mains sont tendues, encore souriants,
Nous n'oublierons jamais les règles de la Cène.
Tandis que vos médias en font la mise en scène,
Vos ministres préfèrent nous meurtrir dans vos camps

Romains, votre héritage a le poids des années,
N'est pas peuple barbare qui n'a votre parler.
Occident, sur ton trône, te vois tu t'effondrer?

Forteresse arrogante, vouée au culte des tiens,
Regarde donc tes pieds, tu t'es enracinée.
Et quand la Terre tourne, tu ne fais que pleurer.

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 20:05

Ne crois pas qu'à l'autel, où les tyrans se battent,
Tu puisses avoir le droit un instant de débattre
Qui tendra la main, qui baissera la patte
Qui portera les coups sans se laisser abattre?

Non, tu es le vulgaire, populo qu'on appâte,
L'oie qu'on a gavée de lois et de matraques.
Non tu es le vulgaire, prolo qui soulevâte
La masse de passifs qu'un droit met à sac.

Tends le poing, lève toi car te voilà vainqueur.
Le tyran s'est enfui, tu es son successeur.
Mais tu oublies tes frères, ou pire, les poignardes.

Le peuple te méprise, toi le politicien,
Peu importe ta force, n'oublie pas d'où tu viens.
Car le tribut est lourd pour le maître qui tarde.

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 16:22

Hé là! L'humanité est vouée à disparaître,
Sans sanglot, sans regret, sans lendemain, peut-être.
Nous nous effacerons une dernière fois,
Laissant en nos poussières, Terra Incognita.

A quoi bon retenir notre vie de paraître,
Car nos os blanchiront, sans bijoux, sans leurs guêtres.
Du premier des matins, nous n'avions rien que soi,
A la dernière nuit, qu'avons nous fait de toi?

Triste bilan, hier, qu'avez vous fait de nous?
De haine à vos frayeurs, l'étranger n'est pas fou
Mais vous le pariez de barbe et d'explosifs.

Vous ne comprendrez pas, vous êtes les fautifs,
Vous ne chercherez pas, les coupables, c'est vous.
Vous ne croirez jamais, que vous êtes tous saouls. 

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 22:56

Je serais un soleil pour réchauffer ton corps,
Un rayon, qu'à nul autre tu ne peux comparer.
Je serais un démon venu d'un ancien Nord,
Un guerrier chaleureux et tendre à ton foyer.

Je serais différent de tes amants passés,
Jamais par trop distant, ni jamais trop pressé.
Je chercherai toujours à un parfait Amor,
Quitte à te le chanter en italien encor.

Mais un jour, tu verras, pourtant, ce que je suis,
Tu vois l'ange tombé, tu verras mon ennui.
Tu me croiras banal, mais je t'aurai vaincu.

Nul dieu n'abreuvera, jamais ta bouche close,
Nul prince ne t'attend pour te tendre une rose.
Nous sommes seuls, à deux, mais tu m'auras ... vaincu.

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 02:03

En réponse


A quoi bon se rêver d'idéal accompli,
Si de notre lumière, on ne peut qu'être ébloui.
Des abîmes obscurs, je ne suis que reflet,
Mais sans moi, sans ma haine, tu n'es rien qu'incomplet.

Le Banquet nous attend, où le Grec nous prédit:
Androgynes, jumeaux, je suis ton frère enfui.
Je porte ta lumière comme toi mes effets,
Car je n'existe que pour te rendre parfait...

Les anges asexués, quels déchus que nous fûmes,
Ont chacun leur démon, une parodie posthume.
Et tandis que tu veux gagner la perfection,

Je n'aspire jamais, qu'à être plus humain.
Car je suis un brouillon, une rature enfin,
Oubliée de ton dieu sous l'empreinte d'un Nom. 

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 22:40

Parmi de sombres mondes, il en est un, obscur,
Où la mort elle-même, redoute de mourir.
C'est une terre aride, sans joyaux, sans saphir.
Tu le connaissais, toi, ce globe sans futur.

L'Eden n'est plus, qu'un rêve. Laisse les pommes mûres,
Sur l'arbre défendu. Laisse ton Dieu souffrir.
Lui qui nous condamna à n'y plus revenir,
Vit son jardin brûler et vaciller ses murs.

Il n'y a plus de prêtres, pour nous ployer le dos,
L'Homme s'est relevé de folie, de héros.
Il a reconquis, seul, sa dignité païenne.

Un incendie est là, une flamme consumant
Non d'amours inutiles mais de toute sa haine,
Attiseras-tu la flamme de son esprit brûlant?

 

 

Je vous réponds, mademoiselle!

Une bonne dose de folie, it's a pleasure.

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 17:11

Ce sang sur nos deux mains ne séchera jamais,
Il est comme le bris d'un instant de silence.
Sacrilège ou souillure, nous tremblons d'innocence
Quand nos membres ont commis ce crime à l'imparfait.

Avons-nous été jeunes avant d'être défaits?
Nous vivons dans la gêne d'une dernière offense.
Puisque nos mains sont vierges de la moindre décence,
Nous sommes -je nous cite- nos dieux et nos portraits.

Immortels, nous ne pouvons mourir, pas encor,
Nous avons l’Éternel, l'éther nuitée d'aurore
Pour expier l'un à l'autre, nos paroles, nos mensonges.

Nous avons eu ce rêve de changer notre Histoire,
Nous sommes les déchus, les anges d'un grand soir.
Oublie Altaïr brillante, je briserai ton songe.



Réponse à Noir 

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 17:05

Mes tempes qui claquent aux portes de l'éden
Le sang monte presto, lever de batterie,
Début de partition, quelle est cette folie
Dont l'essence morbide m'enlace de haine.

Tout explose de sang, une goutte d'hymen
Je ne sais plus encor, où le nord s'est enfui,
Où l'amour s'est dissous pour ne laisser qu'envie.
Mais à quoi servirait de se plagier la Cène.

Judas, mes bras t'étreignent, mes lèvres ne sont là
Que pour duper tes sens, d'un plaisir qui n'est pas.
Je porte le visage d'impénitent sourire.

Ce n'est pas aujourd'hui, qu'Eros m'arrêtera.
Tant qu'au néant abscons, j'honore la Folia,
Je sais que la démence se cache dans le rire.



En réponse à ce poème, une amie m'a répondu sur son blog: Noir. A vous de le lire! :)

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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 20:39

J'ai le sang noble et fier, de Don Quichotte à terre,
Le sang de l'Espagnol brandissant sa rapière.
Avez vous vu rougir ma plume de vos sangs?
Sachez que vos orgueils m'ont fait passer le temps.

Le Gardien inavoué de vos sombres cimetières,
J'ai entendu les pleurs de Julia sur la Pierre.
Croyez vous que je n'aime, moi le Témoin-enfant,
Que de voir la raison triompher de l'amant.

Mais j'abhorre cela et mes mornes murmures
Supplient aux dieux passés d'élaguer ce futur.
Je voudrais être aveugle mais toujours la verrai-je.

Pourrai-je recueillir à cent lèvres ses mots
Que je n'entendrais plus qu'un curieux sacrilège
Dont je ne serais libre qu'au dernier des repos. 

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23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 01:52

Oh tous ces quais déserts et de vent balayés,
Courant de mille pas, vibrant de cent wagons,
Le soleil rase l'ombre venue s'y réfugier
Tandis que de la nuit arrivent des légions.

La brise matinale chasse le passager
Dans les couloirs venteux d'une sombre station,
Les lumières s'allument, les trains vont arriver.
Et dans l'obscurité vos petits pas s'en vont.

Déjà il foule en vainqueur, vos rêves éparpillés,
Il ne voit sur le sol votre sang s'y mirer.
Pourtant vous êtes là, cachés à sa Raison.

C'est au tout dernier train, à l'ultime voyage,
Qu'il croira, un instant, rencontrer un visage.
et dans l'obscurité vos petits pas ... s'en vont! 

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