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Qui Suis-Je?

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  • : "La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner." Jules Barbey d'Aurevilly, Les Diaboliques
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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 19:51

J'ai froid, à l'intérieur, comme l'eau se répand
Tout mon corps douloureux me quémande un instant.
J'ai peur, le froid m'occupe, pardonnez moi hier,
Dom Juan repends toi, à la statue de Pierre.

Mes mains se sont souillées dans le fleuve de sang
Aucun pardon pour moi, je suis saoul d'être amant
Ce froid et cette peur, c'est le feu des enfers,
Car ma main est tendue, confiante et sévère.

Là! Las de fouler terre, las de vivre ad eternam,
Qu'ai je fait, dix-neuf ans, oui, qu'ai je fait Madame?
Je n'ai rien fait qu'haïr un souvenir d'amour.

Ma bouche s'est cousue, et mes yeux se sont clos,
Affection et confiance, arrière, je suis sourd.
Il est déjà bien tard, peut-être un peu trop.

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 13:37

Pour finir d'ironie, un débat trop futile
Je veux te laisser preuve d'un dilemne sans issue:
D'un coté je t'écris, selon toi, c'est tout vu.
De l'autre, est un Valmont, tu me sais difficile.

Si j'écris par Amour,, ce n'est des imbéciles
Celui de l'Art se suffit à motiver mes vues.
Je rime sur Pierrot, les lecteurs sont émus
Mais ne font que sentir une douleur facile.

Non, je suis un Marquis, nul besoin de billet
Mon langage à lui seul est gage de succès.
Et tandis que ma plume se perd en digression,

La victoire est ici pour conclure mes vers.
Mes Amours et de l'Art sont d'un autre univers
Je t'ai écrit, bien sûr, en sais tu la raison? 

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 13:37

Vanité des vanités, tout est vanité.
Vanité ce sourire que tu crois pouvoir feindre
Quand du fond des enfers, je peux t'entendre geindre.
Vanité des vanités, tu es vanité.

 

Et en père patient, je te vois partagée,
Déchirée par l'amour que tu as sans te plaindre,
Déchirée par tes mots que tu ne veux plus craindre,
Je te vois nostalgique de tes rêves passés.

 

Hier brillait une ange et tes autres étoiles,
Sont des secrets perdus dans un carnet de toile.
Leur nom sont des affaires et tes pleurs des regrets.

 

Allons! Cela n'est plus et viens donc avec moi
Cueillir le lendemain et arracher la soie.
Allons cela n'est plus, que ce que tu étais.

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 03:44

Quel est donc cette chose que je veux avec toi,
La clef qui comblera ce manque ressenti.
Je cours toujours après, je ne sais plus pourquoi.
Chien fou, c'est mon reflet que j'ai là poursuivi.

Mais tu n'es pas meilleure, pas plus déchue que moi
Juste plus névrosée, plus détruite et finie.
Et je t'ai regardée jeter ce que tu crois,
Pour satisfaire encor ton insatiable envie.

Je ne crois plus trouver ce morceau de jeunesse
Je ne suis plus qu'une ombre, sans regard, sans promesse.
Ne cherche plus ici, mon être s'est vidé.

Tu crois encor trouver un brasier dans mes yeux,
Tu es encor vivante, brûle toi à mon feu.
Ne cherche plus ici, ton âme s'évider.

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 13:37

Parce que croire en vous, vos serments de bonheur
Me parait impossible à moi leur détracteur;
Parce qu'à vous voler vos rêves, vos illusions,
J'ai perdu tous les miens sans espoir de pardon.

Parce que tes paroles, belles mais sans rancoeur, 
Ta foi profonde en l'Homme ne touche plus mon coeur;
Parce que je ne vis que pour la destruction
Et que je ne construis que la désillusion.

Parce que sans raison, je m'accroche à demain.
Pour cela et bien plus, tes mots ne sont plus rien,
Plus rien que souvenir, plus rien que le passé.

Pour cela et bien plus, j'ai besoin de te lire,
De t'humer à nouveau, de donner, de t'haïr.
Pour cela et bien plus,  j'ai besoin de t'aimer

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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 10:31

Nos mains entrelacées, nos lèvres se mêlent,
Pour murmurer ensembles ces serments défendus.
Quand les mots sont saisis et déjà reperdus,
Que nos souffles s'accordent à nos larmes de sel,

Et nos yeux s'illuminent des étoiles du Ciel.
Alors sur le papier, nos traits sont revenus,
Tracer les arrondis, promettre l'inconnu
Pour des lecteurs distraits, courtisant l'éternel.

Mais je te sens partir, je frissonne à présent,
Je redeviens celui, qui ne t'a pas connue.
Le noir me terrorise et me glace les sangs.

Pourquoi, pourquoi, dis-moi, pourquoi es tu Merteuil?
Qu'est-ce qu'il a pu faire qui te ronge à présent?
Pourquoi, pourquoi, dis moi pourquoi ta vie en deuil!? 

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Published by Faust - dans Romantisme
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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 14:17

C'est crime, je pense, de te croire banale,
Et comme les autres, esclave de tes larmes.
Je m'en voudrais beaucoup de te penser sans arme.
Toi qui me fut si belle, toi qui me fut fatale.

Mes mains tremblent à écrire, que je le fisse mal.
Je ne veux pas choquer, tes yeux de ses alarmes,
Mais que vaudraient ces mots, si privé de ton charme,
Je m'acharnais soudain à les rendre plus pâles.

Encore une dédicace, à ma lointaine amie
Je te promets, un jour, nous serons réunis.
Dans nos vers qui s'agitent, dans nos maux pathétiques.

Nous serons des esclaves, et ravis à la foi(s),
Et nos doigts s'uniront pour graver "toi et moi"
Comme paraphe ultime, d'un sonnet romantique.

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Published by Faust - dans Romantisme
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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 13:37

Sur ton front, le soleil a dardé son rayon.
Ténébreuse, inconnue, j'ai choisi aujourd'hui,
De tout te raconter, de te donner ma vie
En gage d'éternel, un peu de déraison.


Car je suis déjà fou, gangrené de démons,
Car ma raison délire, entre feu et envie,
Car demain vient à moi, cortège de Folie.
Car j'attends ta réponse, comme une religion.

Tu me dis "sincérité", je me suis mis à nu,
Et dis-moi à ton tour, que je ne t'ai déçu,

Que ce n'est pas un tort d'attendre ton regard.

Mais je ne suis plus, j'ai repris mon chemin,
La croix sur mon épaule, le regard au lointain
Je ne suis plus qu'un nom, un messie en retard...

 

doigt

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 04:49

Comme un couplet nouveau, ses yeux sont deux diamants,
Tragiques et décidés, ils semblent chuchotant:
"Le présent est passé le futur m'appartient,
Donne moi donc ton âme, que je t'en fasse un rien."

Un hommage ironique camarade de sang,
Nous avons bu le Graal pour l'emplir de vin blanc,
Et rendu grâce à nous et à notre destin,
Quand notre table vide, nous convoquions demain.

Merteuil, ange ou épouse, je ne sais plus vraiment,
Sans doute tout cela, et quelques suppléments.
Supplément épicé pour relever nos vies.

Un tout dernier tercet, pour te dire "salut,
As-tu eu de là-bas, une vraie bonne nuit?"
J'ai oublié encor, de dormir un peu plus :) 

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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 04:33

Sous les pas du Poète, l'herbe jaune a fleuri
Et le Beau renaquit sous la pulpe de ses doigts
Sous sa plume d'oie blanche, la Liberté jaillit
Tel un geyser de feu et balayant les lois.

De ses mots nait un monde dont est banni l'ennui
De ses mots nait un monde qui fait palir les rois
De ses mots nait un monde, nait la Démocratie
France de la Commune, écoute donc Sa voix!

Lamartine a tonné, Hugo a renchérit
Sur ce peuple sacré qu'un grand Dieu a maudit
Nerval a réveillé les tristes Lusignan

Et ramené sur terre les fils de Mélusine
Aragon, Baudelaire et Fabre d'Eglantine,
France tous ces poètes, tous ces vers, c'est Ton Sang!

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