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Qui Suis-Je?

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  • : "La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner." Jules Barbey d'Aurevilly, Les Diaboliques
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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 13:37

Tu marches sur mes rêves et un lien s'est brisé,
Il est dur de grandir et de tendre la main
Pour voir que ses espoirs ne sont plus partagés.
Souviens-toi, en quatre ans, ce que tu fis de bien.

Tu marches sur tes rêves, tu écris le passé,
Pour changer le présent, mais ça ne change rien...
Et chaque soir, perdu, tu te mets à pleurer
Quand personne n'entend. Ce secret est le tien.

Et l'une derrière l'autre, les portes restent closes,
On t'oublie sur la route, mon pauvre petit chose.l
Tu n'es plus qu'un vieux con à tes presques 20 ans.

Nous n'avons plus qu'à vivre ensemble le futur,
Toi qui m'a bien compris, toi qu'enfin je comprends,
Nous avons plus qu'à créer un nouveau futur!

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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 17:19

Libertin ou parjure, ta parole est zephyr,
Ton souffle qui soulève des questions non-posées.
Tu leur dis des secrets qu'elles voudraient cacher,
Et animes pour elles, le spectre de vieillir.

Tes mots sont des baisers qui troublent leurs soupirs.
Mais quand, déjà trop tard, elles veulent s'échapper,
Leurs vertus et serments se conjuguent au passé.
Et leur ciel est ton feu, leur soleil tes sourires.

Vous êtes, vous, héros d'une race perdue,
Qui jamais n'oubliez ni pardonnez non plus.
Vous êtes une Légion, les soldats de l'enfer.

Même si Asmodée, votre maitre n'est mien
Et que votre luxure, à mes yeux, ne vaut rien,
Vous êtes à jamais mes amis et mes frères.

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 23:44

Il me faut bien du sang pour pouvoir vous écrire
Et c'est d'un anémié que vous lirez ces mots.
Car nulle autre palette, ne porte tant de maux
Ni n'a cette couleur et la robe saphir.

Vous méprisez ces lettres à ne plus en finir,
Et vous nous appelez débutants, damoiseaux.
Vous croyez jeux d'école de séduire en tableau.
Marquise, sans Valmont, il n'y a d'avenir.

J'ai peintes nos douleurs et nos peurs murmurées,
Et du bruit de nos pas, fait deux coeurs alarmés.
Oh! Ce n'est pas le vôtre, ni mien qui bat si fort.

Mais ce souffle à l'oreille, un soupçon de baiser,
Mes paroles sont là et non mon faible corps,
Pour porter à vos lèvres, un parfum de rosée.

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 20:43

Madame,

Sommes nous, parait-il, monstre et inhumain?
Parce que nous croyons que le vice est un bien.
Sommes nous, parait-il, les méchants de l'Histoire?
Parce que notre maître, par Dieu, s'est fait déchoir.

Par Dieu -enfin!- ses anges, car le Vieux ne peut rien.
Sans nous n'existerait ni mal ni aucun bien,
Nous sommes la lumière qui permet vos espoirs
Et l'obscure clarté qui fait le désespoir!

Quoi? Vous, être fidèle? Et à quel dieu Madame?
Fidèle à vos désirs, vous savez ce qu'enflamme
Vos faibles compagnons. Ah, vous êtes bien aimable!

Tournez donc vos regards, je suis laid à mourir,
Mais ne tournez vos lèvres que j'en cueuille un plaisir
Où gouttera, patient, ce doux fruit ... détestable!

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 16:06

à ma femme, Merteuil.
Ceci n'est pas ma réponse!

Ce n'est pas que souffrir est ce qui t'est promis
Je ne crois pas t'haïr assez pour le vouloir.
Mais tes yeux sont brillants et s'animent de noir
Tandis que d'être aimant, je déchois être haï.

 Je t'appellais mon amour, je t'appelais mon ami
Je t'ai donné le jour, tu m'as drapée de gloire.
Aujourd'hui tu reprends les esquisses d'un soir
Et daigne seulement en paraitre trahi.

Tu crois que je méprise ton corps et tes paroles
Que je ne connais que le mensonge et le vol
Mais je reste, Marquise, votre esclave soumis.

Et tes mots suffisent à savoir que tu mens
Ne crois pas, un jour, que j'ai cru tous tes serments
Je ne suis plus marquise que tu n'es Le Marquis. 

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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 13:37

Mes mains soudain fébriles, mon coeur bat la chamade,
Et pourtant qu'ai je dit, un bonjour, un salut.
Je l'ai fait plusieurs fois pourquoi suis-je perdu?
Pourquoi ces tremblements? Mes maux jouent la charade.

Tu n'as toujours rien dit, mais mon souffle est malade,
Je suis mourant ou bien je vis encor ... ému.
As-tu pensé à moi? Souvent? Comment vas-tu?
Je n'ai pas oublié, tu es plus que passade.

Dix, vingt, trente minutes, tu ne répondras pas,
J'aurais voulu te dire, juste, Pardonne moi.
Cela n'a pas de sens, juste un mot, un point d'i.

Mais tu m'as oublié, bravo, je n'ai pas pu.
Je n'ai plus qu'à compter mes regrets, mes abus.
Eternel Choderlos, terriblement en vie.

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 14:29

Madame j'ai l'honneur de vous faire ma muse,
Je vois à votre rire que cela vous amuse.
Ne riez point madame, c'est plus sérieux ainsi!
Suis je fou? Sans nul doute, nous le croyons aussi.

Madame je vous aime... ne me dites pas oui!
Comment vous aimerais-je si ce n'est interdit?
Je suis fou, mais pourquoi? Pour ce que tu refuses.
Je suis fou, mais de qui? Mais de toi, ô ma muse!

Madame excusez-moi, tous mes regards sont tristes
Vous sentirez vous mieux de vous savoir l'artiste
Qui peint sur mon visage, ces louanges hypocrites

Madame, je vous écris mais qu'importe un nom
Je pourrais le dédier à Marie ou Manon.
Vous n'etes rien de plus qu'un passé sans mérite.

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 14:22

Parce que la tristesse est mon lot quotidien,
Je pare mes lendemains de ses chaudes couleurs.
Parce que la souffrance est si chère à mon cœur,
J'en pave chaque route qui mènent à demain.
 
Là où est le pardon, le choix est inhumain.
Je dois trahir encor pour sentir une fleur,
Mais qu'à peine cueillie, j'en ôterai l'odeur.
Dois-je porter Ta croix ou me brûler les mains?
 
Assez! Miséricorde! Où abjurer démon?
Ce pacte que du sang tu as lié à mon nom,
Me condamne Valmont avant de ressentir.
 
Et si par quelque hasard, un ange m'eût séduit
Prince me devanca, condamnant à souffrir,
D'éternelle solitude qu'on appelle une vie.

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 23:00

Madame j'ai l'honneur de vous faire ma muse,
Je vois à votre rire que cela vous amuse.
Ne riez point madame, c'est plus sérieux ainsi.
Suis je fou? Sans nul doute, nous le croyons aussi.

Madame je vous aime... ne me dites pas oui!
Comment vous aimerais-je si ce n'est interdit?
Je suis fou, mais pourquoi? Pour ce qu'un cœur refuse.
Je suis fou, mais de qui? De celle qui s'amuse.

Madame, je m'en veux de noircir le tableau,
Mais j'existe pourtant et vous verrez mes maux
En verdana trente et quatorze alexandrins!

Madame j'importune? Mon amour est de trop?
Vous avez la fortune d'aimer un "mec de bien"
Mais madame, pardon, vous n'êtes qu'un appeau.

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 22:08

Ils étaient des guerriers, rien ne leur ressemblait,
Que le souffle échappé à leurs êtres parfaits.
Lilith fut la première à lui tendre ses bras.
Lui qui vivait au Ciel, elle qui n'en voulait pas.

Elle s'est crue assez forte pour renier ce qu'il est,
Mais que vaut un serment que son frère a défait?
Il était de glace, de grâce et pour la Foi,
Elle qui venait du Ciel, lui qui n'abjurait pas.

Et la déchue souffrait de sa sourde ignorance,
De ses lèvres fermées, de son dernier silence.
Lui qui doutait enfin, elle qui n'en pouvait plus.

Quand il la vit, trop tard, il comprit son erreur,
L'ironie exigea qu'elle n'ai su son bonheur.
Lui qui tomba du Ciel, elle qui n'y était plus. 

 

Ce poème a gagné un prix (Premier prix) à un concours mais dans une version légèrement modifiée (Pardon Laura) => Ici

 

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