Vendredi 1 juin 2012
5
01
/06
/Juin
/2012
21:52
Devant moi, une rose. Le soupçon d'un parfum
Courronnée par le pourpre de ses pétales ouvertes.
Devant moi, une rose. Le soupçon d'un dédain
D'une corolle sombre mais à la vue offerte.
Ô pudeur! Dissimule à tes yeux souverains
L'ineffable beautée que tes mots déconcertent
Puisque ne sera tienne, ni hier, ni demain
La fleur coagulée qui un jour s'est ouverte.
Nul mot n'imprimera ce portrait insaisi
Tant que mes sentiments resteront indécis
Et qu'aux tons chatoyants répondra la douleur.
Le pinceau ne saurait saisir de cet instant
Ni le rêve du peintre ni la couleur du sang
Que ses rêves déversent des tréfonds de son cœur
Publié dans : Romantisme
0
Jeudi 24 mai 2012
4
24
/05
/Mai
/2012
20:12
Chant d'espoir, de colère, souffle meurtri de rage,
Je ne veux plus parler de rêves ni d'amour,
Je ne veux que noircir le portrait d'un détour
Et ne voir en vos yeux qu'un mépris sans partage.
Mes vers ne portent pas la pesanteur de l'age
Pardonne moi Rilke, si mes vers te sont lourds,
Ou si de mes couleurs, le deuil soit trop de jour,
Mais je n'ai pas ta force d'attendre d'être sage.
Je ne sais qui choisir, sentiment ou mensonge,
Redevenir celui qui hantait chaque songe
Ou vivre le déni d'une sombre existence.
Même de ta lumière, l'écho semble assombri
Et pourtant je t'espère en peuplant ce silence
Religieux de mystère, d'un divin asservi.
Mardi 22 mai 2012
2
22
/05
/Mai
/2012
19:19
Je t'aime, tu le sais, c'est pourquoi tu te tais,
C'est pourquoi ce silence qui me hante et détruit.
Tu crois bien faire alors, à me priver d'effet,
Mais je souffre pourtant, toi ma sœur, mon amie.
Je ne sais si ce nom de l'amour est le vrai,
On m'a dit que je t'aime à en crever la vie.
Je ne sais pas pourquoi mais tout ce que je sais
C'est que c'est étonnant, que je souffre et je vis.
Tu m'as dit que je compte, mais ce sont tes succès;
Tes victoires discrètes sur une vie d'excès.
Mais tu ne peux m'aimer, et ma force faiblit.
Nous serons deux amis, enfin je le serai.
Tu ne verras les larmes ni mes derniers regrets.
Tu ne verras plus rien, toi ma sœur, mon amie.
Publié dans : Romantisme
0